Activités post atterrissage

Transcription corrigée et commentaire droit d'auteur © 1995-2011 par Eric M. Jones.
Traduction française droit d'auteur © 2011 par René et Lorraine Cantin. Tous droits réservés.
Dernière révision le 24 mars 2011.


MP3 Extrait Audio (52 min 00 sec; 19Mo) à partir du réseau des Affaires Publiques commençant à environ 102:47:46. Extrait courtoisie John Stoll, Technicien senior ACR à Johnson de la NASA.

102:48:10 Aldrin: (Brouillage) noté Nom 60... (Se corrigeant lui-même) Nom 43. Terminé.

102:48:13 Duke: Roger. Nous l’avons. 

 [Collaborateur au journal Frank O’Brien note: «Nom 43 affiché par le PGNS- a calculé la position du site d’atterrissage- en latitude, longitude et la distance du centre de la Lune.»]

102:48:14 Collins: Houston, comment lisez-vous Columbia sur le gain élevé? 

[Collaborateur au journal David Harland note: que Charlie a avisé Mike à 102:16:00 qu’il peut perdre le verrouillage (de l’antenne à) gain élevé pendant la descente propulsée du LM.]

102:48:17 Duke: Roger... 

102:48:18 Aldrin: (Brouillage) 

102:48:19 Duke: ...Nous vous entendons très bien, Columbia. Il a atterri (à la) base Tranquility. Eagle est à Tranquility. Terminé.

102:48:26 Collins: Ouais. J’ai tout entendu. 

102:48:27 Duke: Bon travail.

102:48:31 Collins: Fantastique.

102:48:32 Aldrin: Arrêt moteur, Réinitialiser. (Longue pause)

102:48:58 Collins: Houston, Columbia est passé à la Commande de Télémesure, Réinitialiser pour réacquérir sur gain élevé.

102:49:02 Duke: Noté. ‘Out’. (Longue pause)

102:49:39 Duke: Eagle, Houston. Vous avez mal entré R2. Nous voulons 10254.

102:49:50 Aldrin: Roger. (Longue pause)  

[Dans la transmission de Charlie à 102:49:39, le nombre 10254 avec l’emphase sur le ‘ 5’, ce qui indique que quelque chose d’autre a été chargé à sa place 102:54 est le temps depuis le départ.] 

[Lors du compte rendu technique de 1969, Buzz a indiqué qu’il avait chargé les mauvaises données à partir de carte de données de bord, pré-imprimées.]

[Aldrin, Compte rendu technique 1969 - «Sur la carte de données, nous avons le Carnet PDI, lequel réfère à quelque chose pendant la descente. Elle (la carte de données) a l’abandon du PDI sur celle-ci, avec un Non-PDI plus 12 (minutes) sur le côté droit. Je pense que le Non-PDI plus 12 serait mieux placé au dos de cette carte d’altitude parce qu’une fois la mise à feu, tu en as terminé avec ce Non-PDI plus 12 et vous devez l’enlever de là. À la place, je pense que le Carnet abandon T-2 devrait être mis sur la carte de données parce que quand j’ai commencé à charger le P12 avec Nom 33 – le Tig pour cet abandon T-2, qui est le PDI plus 23 (minutes) j’ai chargé le Tig pour le Non-PDI plus 12, et le contrôle au sol m’a repris sur cela et a dit: “ Vous avez mal chargé (enregistré) -2”. Alors, les deux sont assez proches (c’est que le  temps ne diffère pas de beaucoup) et les deux indiquent Tig Nom 33. Donc, je pense que si nous pouvons enlever ce Non-PDI plus 12 de là et mettre l’autre à sa place, cela va empêcher quelqu’un de refaire le même genre de chose.»]

[Carnets  ou CARNETS  reviennent fréquemment au cours des missions et la discussion qui suit a été fournie par le collaborateur au Journal Frank O’Brien  «Les Carnets font une référence officiellement à ‘mises à jour de la voix’ tout simplement. Le nom fait également référence au formulaire actuel sur quoi les données étaient écrites. Maintenant, voici l’un des secrets les mieux gardés du programme Apollo: les carnets n’étaient rien d’autre que des ‘feuilles à tricher’ que l’équipage pourrait utiliser pendant les manœuvres importantes de la mission. En préparation pour les manœuvres principales de la mission - telles que des alignements de plate-forme, la descente, le rendez-vous, etc. une grande partie de l’information qui n’était pas évidente pour l’équipage ni facilement calculée par l’ordinateur était transmis verbalement du sol. L’équipage a tout simplement copié les données sur les formulaires (Pads) pré formatés sur la demande de l’ordinateur nécessaire pour l’entrée de données. Fondamentalement les carnets étaient ‘remplir les cases vides’. Quand et si l’équipage a eu besoin d’avoir des données et des procédures particulièrement si la communication avec Houston était perdue- il était futile de se référer au Carnet approprié. Les Carnets sont l’essence même d’une bonne ingénierie de l’homme!»] 

102:50:28 Aldrin: Et voulez-vous V horizontal 5515 décimal 2?

102:50:32 Duke: C’est affirmatif. (Longue pause)  

[Armstrong - «Je suppose que 5515.2 est la vélocité connue à la surface de la Lune. C’est ça?»]

[Aldrin - «Dans certaines coordonnées.»]

[Buzz est sur la liste de vérification à la page Sur11. Les collaborateurs au Journal Paul Fjeld et Harald Kuckarek indiquent que 5515.2 est l’entrée désirée P-12 pour, l’après décollage, vitesse horizontale à l’altitude d’injection de 30 milles nautique.]

102:50:59 Aldrin: (À Houston) (Comment voudriez-vous) avoir l’AGS au PGNS aligné? Terminé.

102:51:04 Duke: Répétez?

102:51:07 Aldrin: Avoir l’AGS au PGNS aligné? Terminé.

102:51:11 Duke: Roger. Nous sommes en attente pour ça. (Longue pause)  

[Armstrong - «Évidemment, nous essayions d’initialiser l’AGS pour que, si nous l’aurions a l’utilisé, nous aurions eu un peu de délai de celui-ci.»]

102:51:41 Aldrin: Quantité propergol (Brouillage)

102:51:45 Duke: Eagle, Houston. Vous demeurez pour T2. Terminé.

102:51:50 Duke: Correction, vous êtes...

102:51:52 Armstrong: Roger. Demeurer pour T2. Nous vous remercions.

102:51:54 Duke: Roger, Monsieur.  

[Rupture de communication.]

102:53:37 Duke: Base Tranquility, Houston. Nous vous recommandons de sortir de P12. Terminé.  

[Rupture de communication. Houston attire l’attention sur le fait que Neil et Buzz ont oublié de sortir du programme P12.]

102:55:16 Armstrong: Hé! Houston, cela a pu paraître comme une très longue phase finale. Notre visée Auto nous amenait droit dans un cratère d’une taille d’un terrain de football, avec plusieurs gros rochers et des pierres et à peu près un ou deux cratères autour de cela, et il nous a fallu aller en P66 et voler manuellement au-dessus du terrain de roche pour trouver une aire raisonnablement bonne.

102:55:49 Duke: Roger. Nous notons. C’était de toute beauté d’ici, Tranquility. Terminé.  

[Sur un détail numérisé de 300 ppp à partir d’une copie Xerox d’une carte LSE 2-48 (0,8Mo), de la surface lunaire de 1:5000, j’ai marqué ce qui est probablement un rocher juste à l’est du Cratère West. Les cases de la grille sur cette carte de 1:5000 sont de 50 mètres sur le côté et la taille Nord - Sud du bloc est d’environ 1-2 mètres et près de la limite de résolution.]

[Pendant la formation, les équipages subséquents avaient des images de leur site d’atterrissage spécifique dans les fenêtres du simulateur. Les aménagements d’Atterrissage et de Remontée (Landing and Ascent facility) ou le L&A, comme c’était appelé, consistait d’un modèle de l’aire d’atterrissage et d’une caméra TV qui bougeait en réponse aux actions prises par les équipages dans le simulateur. Cette photo qui a été fournie par Frank O’Brien montre l’aménagement L&A sur la gauche et le Simulateur de Mission du LM sur la droite.]

[J’ai demandé à Neil et Buzz s’ils avaient une représentation dans un L&A du site Tranquility.]

[Aldrin - «Nous n’avons pas eu de terrain identifié. C’était tellement indéfinissable »]

[Armstrong - «Nous n’avons pas eu un modèle spécifique de la surface lunaire pour notre destination. Nous avions des photographies de (Apollo) 10 qui traversaient entièrement l’approche et la trajectoire d’atterrissage, mais celles-ci ont été prises à partir d’une altitude élevée.»]

[Aldrin - «Ne serait-ce que la ‘Cat’s Paw’ (cratère nommé Patte de Chat) la seule chose identifiable qui était sur les photos et, puis l’ellipse (d’atterrissage) était relatif à cela. Était-ce en avant de nous? Ce que je veux dire spécifiquement est que, les choses reconnaissables ont été tôt dans la descente, et puis nous sommes descendus jusqu’au basculement (Pitchover) et réduit les gaz, vous savez, 5 ou 6 000 pieds, et de là vers le bas, il n’y avait rien d’autre à part que nous regardions l’aspect plat.»]

[Phil Stooke du Département de Géographie, à l’Université de Western Ontario, a fourni une carte post mission (0,3Mo) de l’ellipse d’atterrissage et de ses environs avec des noms caractéristiques, incluant le Cat’s Paw. Stooke dit que la carte est une «photocopie post mission sans titre du MSC (Marshall Space Center) à la librairie LPI à Houston. Cat’s Paw a été nommé de manière informelle avant l’atterrissage; mais, comme par hasard, je ne peux trouver ce document pour le prouver au moment que j’écris ceci.»]

[Armstrong - «J’avais certaines attentes – ‘espoirs’, peut-être - de voir certains profils de cratère que je pourrais reconnaître en rapport avec ce qui était notre point d’atterrissage désigné. Mais après le basculement, comme nous étions peut-être plusieurs milles dépassés notre fin de trajectoire que nous avions l’intention d’être à ce point, je n’ai pas pu les repérer.»]

[Et puis j’ai demandé le genre de visuel qu’ils avaient dans le simulateur au Cap et à Houston.]

[Armstrong - «Nous avions une surface lunaire générique. Une surface hypothétique.»]

[Aldrin - «À un usage général. Ce n’était pas spécifique à... et bien, c’était pour notre mission, parce que les autres gars ne l’ont pas utilisé. C’était un machin inversé monté au plafond, et la caméra bougeait vers cela.»]

102:56:02 Aldrin: Nous allons passer en détail de ce qui est ici (plus tard), mais ça ressemble à une collection d’à peu près toutes les variétés de formes, angulaires, granularité, sur toutes les variétés de roches que vous pourrez trouver. La couleur est... Eh bien, elle varie à peu près selon la façon dont vous regardez par rapport au point de phase zéro. Il ne semble pas du tout d’avoir trop de couleur en général. Cependant, il semble que certaines des pierres et de rochers, dont ils existent un bon nombre dans une zone proche... Il semble qu’ils vont avoir des couleurs intéressantes. Terminé. 

[Le point sur l’horizon opposé au Soleil est appelé Soleil de dos ou direction phase zéro. Il est tôt le matin à Tranquility et le Soleil de l’est est bas dans le ciel. À la phase zéro, il y a une réflexion très forte de la lumière solaire qui tend à embrouiller l’endroit. Le processus principal responsable de la luminosité de phase zéro est appelé Rétrodiffusion Cohérente (Coherent Backscatter). En outre, les roches et les cratères ont tendance à cacher leur propre ombre, ce qui rend encore plus difficile de voir les détails.]
[Armstrong - «Chaque fois que nous avions le temps disponible et que nous n’étions pas empressés par la liste de vérifications, nous avions un intérêt naturel à regarder à l’extérieur et de rapporter ce que nous avions vu.»]
 

102:56:47 Duke: Roger. Noté. Cela regarde bien pour nous, Tranquility. Nous allons vous laisser continuer le compte à rebours simulé jusqu’au bout, et nous vous parlerons plus tard. Terminé. 

102:57:00 Armstrong: Roger.

102:57:01 Aldrin: Bien. C’est un sixième de g comme dans un avion.

102:57:04 Duke: Rog’. Tranquility. Soyez avisé qu’il y a plusieurs visages souriants dans cette chambre et partout dans le monde. Terminé.

102:57:15 Armstrong: Eh bien, il y en a deux en haut ici.

102:57:17 Duke: Rog’. C’est du beau travail les gars !

102:57:19 Collins: Et n’oubliez pas celui (souriant) dans le module de Commande.

102:57:22 Duke: Rog’. (Longue pause) 

[Dans son livre extraordinaire, ‘Carrying the Fire’, Mike se rappelle que, parce qu’il entendait Neil et Buzz par un relais de Houston, il a fallu deux secondes et demie avant d’entendre Neil dire «Eh bien, il y en a deux en haut (visages souriants) ici.» Mike a écrit que, dès qu’il a entendu Neil, «je dis “Et n’oubliez pas celui dans le module de Commande”, mais, dans l’intervalle, Houston a entendu Neil et lui a répondu : “ Roger, c’était du beau travail les gars. ” J’étais plus qu’embarrassé d’entendre leur message me parvenir, j’en étais bouche bée. Cela sonnait comme si je leur demandais de ne pas oublier de me complimenter d’avoir fait du beau travail dans le module de Commande, au lieu de simplement ajouter mon visage souriant à la liste.» Tels sont les dangers de la communication avec des retards intégrés dans le temps.] 

102:57:50 Duke: Tranquility, Houston. Nous vous avons cabré vers le haut d’environ 4 degrés et demi. Terminé.  

102:57:55 Armstrong: Confirmé par notre observation locale. 

102:58:00 Duke: Roger. (Pause)  

[En raison du terrain accidenté, le LM est légèrement incliné vers l’arrière. Cependant, c’est le plus petit écart tangage/roulis de tous les atterrissages.

Le Tableau 9.6.IV  dans le rapport de la Mission Apollo 11 donne l’orientation du LM sur la surface comme indiqué par la PGN et AGS : tangage, 4,4 degrés (vers l’arrière); roulis, +0,5 degré (le côté de Buzz du vaisseau est légèrement plus élevé que de Neil, et le lacet, +13,3 degrés (rotation dans le sens antihoraire autour de l’axe vertical, cachant l’ombre du LM à la vue de Neil)].

102:58:12 Collins: Et merci de m’avoir mis en relais, Houston. Je manquais toute cette action.

102:58:16 Duke: Roger. Nous allons permettre le relais MSFN (Manned Spaceflight Network). (Pause)

102:58:27 Collins: Je viens de le recevoir, je pense.

[Mike est sur une orbite de 60 milles nautiques (110 km) au-dessus de la surface, avec une période d’environ 1 heure 58 minutes. Sur cette orbite, il pouvait maintenir les communications en ligne de mire avec le LM jusqu’à ce qu’il soit sous l’horizon de la Base Tranquility, ce qui se produirait à 20/360ième d’une orbite après le passage au-dessus du site d’atterrissage, ou environ 6,5 minutes. Il passa au-dessus du site d’atterrissage à environ 102:41 en raison qu’Eagle a décéléré tout au long de la descente propulsée, il était environ cinq minutes en avant lorsqu’Eagle a atterri. Il a perdu la communication directe avec le LM une ou deux minutes plus tard et, par la suite, n’a pas entendu de communication jusqu’à ce que Houston est mis le relais en place. Il a raté à peu près onze minutes de communication avec le LM.]

 

102:58:28 Duke: Rog’, Columbia. Ici Houston. Dites quelque chose. Ils (l’équipage du LM) sont en mesure de vous entendre. Terminé. 

102:58:40 Collins: Roger. Base Tranquility, ça semblait intéressant de là-haut. Vous avez fait du travail fantastique les gars.

102:58:48 Armstrong: Je te remercie. Garde bien cette base en orbite là-haut prête pour nous.

102:58:55 Collins: Je le ferai. (Longue pause)

102:59:19 Duke: Columbia, Houston. LOS (Perte du signal) 103:27; AOS (Acquisition du Signal) 104:13. Terminé.

102:59:32 Collins: Je vous remercie.  

[Rupture de communication.]

[Mike passera derrière la Lune dans environ une demi-heure et réapparaîtra environ 45 minutes plus tard.]p

103:00:44 Duke: Base Tranquility, Houston. Tous vos consommables sont solides. Vous regardez bien à tous les égards. Nous notons la décharge du DPS (Descent Propulsion System). Tout est copasetic. Terminé. 

103:00:58 Armstrong: Je vous remercie, Houston.  

[Rupture de communication. Ils veulent dépressuriser les réservoirs de propergols de sorte que le chauffage du LM alors qu’il se trouve sur la surface ne se pressurisera pas, pouvant causer la rupture d’un réservoir.]

[‘Copasetic’ est un mot qui signifie «très satisfaisant » qui a son origine vers 1919 et faisait partie de la culture populaire d’un café maison au début et au milieu des années ‘50 quand Charlie était à l’école secondaire et à l’US Naval Academy.]

103:02:03 Armstrong: Houston, les gars qui ont dit que nous ne serions pas capable de dire précisément où nous serions, sont gagnants aujourd’hui. Nous avons été un peu occupés à se soucier des alarmes de programme et de ces choses-là comme la partie de la descente où nous devions normalement choisir notre lieu d’atterrissage, et mis à part d’un bon aperçu de plusieurs cratères que nous avons surpassés dans la descente finale, je n’ai pas été en mesure de distinguer les choses à l’horizon comme référence encore.

103:02:41 Duke: Rog’, Tranquility. Pas de problème. Nous allons y arriver...Nous allons y arriver. Terminé. (Longue pause)  

[En 1991 à Santa Fe, au cours de la revue de notre mission, Buzz voulait parler de la décision de faire un compte à rebours simulé à ce stade de la mission.]

[Aldrin - «J’ai toujours eu une question que je n’ai jamais eu l’occasion de poser aux autres équipages. Jack (Schmitt) et moi étions impliqués dans certaines des discussions du programme du temps, Oh peut-être un an ou moins (avant Apollo11) - sur ce qu’on doit faire suite à l’atterrissage. Et il m’est apparu qu’il y aurait eu un certain nombre de jours écoulés depuis notre dernière formation dans le simulateur et, que la plus grosse partie de cette formation serait sur un atterrissage critique. Il n’y aurait pas eu beaucoup de (formation sur) la préparation du décollage. Et il m’est apparu - que tout le monde pensait que c’était une bonne idée aussi, que la chose à faire (tout de suite après l’atterrissage) était peut-être de prendre l’occasion de répéter ce que vous pourriez avoir à faire à la hâte si vous deviez le faire. Parce qu’en fait, vous seriez peut-être sur un compte à rebours pour le lancement, une révolution plus tard. Alors, pourquoi ne pas passer précisément par la chose que vous allez faire un jour, deux jours, trois jours plus tard (pour le lancement actuel) et faire un compte à rebours simulé. Donc je les avais mis dans le plan de vol. C’est peut-être une perte de deux heures sur la surface lunaire; mais pour moi, c’est certain, cela me semblait un investissement en temps qui valait la peine. Et j’ai été un peu surpris - mais vous le savez, qui suis-je pour juger! - Plus tard, les équipages ultérieurs n’ont pas opté de le faire; ils avaient plus de temps sur la surface lunaire que nous avions et pourtant, ils n’ont rien fait du tout. Et j’ai souvent pensé “Eh bien, ce n’était pas leur idée, alors pourquoi devraient-ils faire ce que Aldrin et Armstrong ont fait?”»]

[Armstrong - «Juste pour ajouter un peu à cela, ces procédures - les procédures du pré décollage, la préparation de lancement, que vous pourriez appeler ainsi – n’avaient jamais été faites avant. Et, puisque nous avons eu cette (opportunité d’abandon) qui s’en venait pour la prochaine (Module de Commande)  orbite après l’atterrissage, et (comme) nous allions avoir à le faire le lendemain quand on a actuellement quitté, Buzz a suggéré - et je pensais que c’était une excellente suggestion - que nous utilisions cette occasion pour passer par les procédures une fois en temps réel (1), être prêt si nous en avions besoin et, (2) les pratiquer et de savoir que ces procédures ont vraiment fonctionné et que tout semblait être (correct). (Pour les missions ultérieures) ils ont tenu pour acquis que les procédures aient fonctionné. Apparemment, ils n’ont pas eu à se convaincre.»]

[Aldrin -«Mais la raison (pour faire le compte à rebours simulé) n’était pas nécessairement pour voir s’ils ont fonctionné ou non, mais pour avoir l’assurance d’avoir tout récemment passé par les procédures du lancement. Très bien, maintenant vous mettez cela de côté et vous faites toute votre procédure à la surface (de la Lune)aussi longtemps que vous êtes là, et vous savez dans votre esprit que, si quelque chose arrive, “Oh, je viens de passer par la procédure de lancement, je suis familier avec celle-ci” donc, si pour une raison quelconque vous devez décoller à la hâte ou quelque chose comme ça, vous savez ce que vous avez à faire, au lieu de vous précipiter vers le bas de la liste de contrôle. Quoi qu’il en soit, je constate que j’ai senti que ces choses-là étaient bonnes et elles ont été ignorées et je n’ai pas compris pourquoi.»]

103:03:32 Armstrong: Vous pourriez être intéressé de savoir que je ne pense pas que nous ne remarquons aucune difficulté à s’adapter à un sixième de g. Il semble naturel de passer immédiatement dans cet environnement.

103:03:47 Duke: Roger, Tranquility. Nous notons. Terminé. 

[Ils ont probablement retiré les attaches de ceinture-sol qu’ils portaient pendant l’atterrissage pour les maintenir fermement en place.]

[Aldrin - «Je ne me souviens pas d’avoir accroché des sangles avant le décollage (à partir de la Lune).»]

[Armstrong - «Je me souviens de les avoir accrochées, mais je ne me souviens pas quand cela a été fait.»]

[Le point pertinent est “Fixez les Attaches ”, qui est la deuxième ligne sur la liste de contrôle de la surface, page Sur-58.]

[Aldrin - «Tu te souviens de t’être accroché; je ne me souviens pas de m’être accroché. Et je n’ai pas remarqué non plus que je flottais quand nous sommes arrivés sur orbite.»]

[Pendant l’atterrissage, ils ont également porté leurs gants et casques et, à ce stade de la revue de la mission, j’ai demandé si les combinaisons avaient été pressurisés au cours de l’atterrissage. Certes, ils n’auraient pas voulu trop de pression dans les combinaisons pour restreindre les mouvements de la main.]

[Aldrin - «C’était probablement juste assez pour vous donner un débit (d’oxygène dans la combinaison). Ce n’était pas une combinaison rigide qui aurait gêné vos mouvements. Si quelque chose (un peu de pression) cela aurait été plus facile parce que ça aurait allégé la combinaison.»]

[Le Plan de vol d’Apollo 11 indique que pour le ‘désamarrage, largage, descente, montée, et rendez-vous, l’équipage du LM sera entièrement revêtu de leurs combinaisons’. Avant le désamarrage, Neil et Buzz ont revêtu les combinaisons et se sont branchés au système de contrôle de l’environnement (ECS). Plus tard, ils ont enfilé leurs gants et casques et ont effectué une vérification de l’intégrité de pression. Ils ont volé avec la Vanne de Dérivation des Gaz réglée à évacuation, qui a isolé les combinaisons de la cabine et les a conservés à 3,8 lb/in². Avec la cabine pressurisée, les combinaisons n’étaient pas aussi ‘rigide’  comme s’ils avaient été dans des conditions de vide.]

103:03:55 Armstrong: La région en dehors de la fenêtre de gauche est une plaine parsemée de cratères relativement de niveau avec un assez grand nombre de cratères variant de 5 à 50 pieds, et quelques crêtes (qui sont) petites, 20, 30 pieds de haut je suppose; et littéralement des milliers de petits cratères de 1et 2 pieds tous autour. Nous voyons des blocs angulaires à plusieurs centaines de pieds en face de nous qui sont probablement deux pieds de taille et ont les bords angulaires. Il y a une colline en vue, à peu près sur notre route au sol devant nous. Difficile à estimer, mais peut-être un demi mille ou un mille.

103:04:54 Duke: Roger, Tranquility. Nous notons. Terminé. 

[La ‘Colline’ peut être vue juste à la droite de l’ombre du LM sur AS11-37-5451 que Neil a pris de sa fenêtre avant l’EVA, et AS11-37-5454 et 5455 que Buzz a pris de sa fenêtre. Collaborateur au Journal, Markus Mehring identifie cette colline et celle plus à droite comme faisant partie du Cat’s Paw (patte de chat), comme indiqué dans une comparaison entre AS11-40-5882 et 5882a et un détail d’une image prise en orbite. Le Cat’s Paw est à environ 6 km ONO du LM.]

103:05:01 Collins: Il semble que c’est beaucoup mieux que cela était hier...

103:05:02 Armstrong: (Brouillage avec Mike)

103:05:04 Collins: ...à cet angle du soleil très bas. Ça semble cahoteux comme un épi de (maïs).

[Avec le Soleil très bas dans le ciel, voire même de petite gorge, des cratères sans montures sont remplis d’ombre tandis que ceux avec des montures projettent de longs filets d’ombre sur le terrain environnant.]

103:05:11 Armstrong: C’était vraiment cahoteux, Mike. Au-dessus de l’aire d’atterrissage désigné, c’était extrêmement cahoteux, parsemé de cratères, et une grande quantité de rochers qui était probablement certains -plusieurs- plus grands que 5 ou 10 pieds de taille.

103:05:32 Collins: Quand on doute, atterrir long.

103:05:38 Armstrong: C’est ce que nous avons fait. (Longue pause)

103:05:57 Duke: Tranquility, Houston. Après avoir terminé ce P57, nous voudrions un vidage de mémoire-E. Terminé. 

[P57 est l’alignement de la plate-forme, en commençant par un alignement de gravité et suivie par un alignement fait avec les observations d’étoiles. Le vidage de mémoire-E est tout simplement une transmission à Houston du contenu de la mémoire effaçable de l’ordinateur. Voir Eldon Hall’s Journey to the Moon: History of the Apollo Guidance Computer.]

103:06:07 Aldrin: Roger. Après ce premier P57, vous voulez le vidage de la mémoire-E ?

103:06:11 Duke: C’est affirmatif. (Pause) Columbia, Houston. Nous avons une mise à jour du P22 pour vous. Terminé.

103:06:27 Collins: À votre service, Monsieur.  

[Pour le LM, P22 est le programme qui utilise le radar de rendez-vous (photo du LM-9 par Randy Attwood) pour suivre le module de Commande lorsqu’il passe au-dessus.]

[Aldrin - «Son P22 était différent de nos P22. Ce qu’il essayait de faire était de regarder dans le sextant et d’essayer de nous voir.»]

[Armstrong - «J’assume que ce qu’ils lui envoyaient étaient des angles précis pour le sextant.» (Vrai)]

103:06:29 Duke: Rog, Mike. T1, 104:32:18; T2, 104:37:28. Et ce qui est 4 milles au sud. Ce qui est basé sur le site d’atterrissage désigné. Terminé. 

[L’énoncé  ‘4 milles au sud’ indique que Houston pense que le site d’atterrissage est de quatre milles au sud du tracé au sol de Mike.  Dans le rapport de la mission Apollo11, la Figure 5-14 illustre les objectifs du sextant que Mike a essayé sur divers passages au-dessus du site d’atterrissage. D’un côté, chacun des petits carrés est de 1 km et les cercles, qui représentent environ le champ de vision du sextant, sont chacun d’environ 3,2 km (2 milles) de diamètre. La première cible dans le cercle du sextant est, en fait, la seule qui contient le site d’atterrissage réel. Selon le rapport de mission, le LM est à une coordonnée lunaire de 0 degré 41 minutes 15 secondes nord, 23 degrés 26 minutes 00 seconde est. À 123:55:23 environ, 30 minutes avant le décollage du LM, le Capcom Ron Evans donne à Mike une position estimée finale de J,5/7,7, qui n’est actuellement que d’environ 220 mètres de l’emplacement du LM à J.65/7.52. La dernière estimation (J,5/7,7) n’est pas indiquée dans la figure 5-14, mais a été tracée par Mike comme (Last Bst Pos Prior L/O) ‘Dernière Meilleure Position Avant Orbite Lunaire’ sur la copie de vol du LAM-2.]

103:06:58 Collins: Très bien. Roger. Compris. Basé sur la cible du site d’atterrissage; T1, 104:32:18; T2, 104:37:28, et 4 milles au sud.

103:07:10 Duke: Roger.

103:07:13 Collins: Avez-vous une idée s’ils ont atterri à gauche ou à droite de la ligne de centre? Juste un peu long, c’est tout ce que nous savons?

103:07:19 Duke: Apparemment c’est tout ce que l’on peut dire. Terminé.

103:07:24 Collins: O.K. Merci. (Longue pause)

103:08:06 Duke: Tranquility, Houston...

103:08:07 Armstrong: Et, Houston, notre minuterie de mission lit maintenant 902:34:47 et statique.  

[Le chronomètre donne une lecture erronée et ne progresse pas.]

103:08:17 Duke: Roger. Noté, votre chronomètre de mission est maintenant statique. C’est…Dis le temps encore.

103:08:24 Armstrong: 902:34:47.

103:08:35 Duke: Roger. Noté, Tranquility. Cet alignement de gravité regarde bien pour nous. Nous vous voyons réinitialiser.

103:08:47 Aldrin: Eh bien, non. J’essayais d’avoir le temps (Verbe) 16 (Nom) 65, Sortir, et, en quelque sorte il a procédé sur le 06 22 avant que je puisse faire Verbe 32 Entrée. Je veux enregistrer le temps ici, et puis je voudrais savoir ou bien vous voulez que je procède sur l’angle de couple, ou bien revenir en arrière et rentrer encore avant le couple. Terminé.  

[David Woods nous dit que le Verbe 16 - indiqué sous forme décimale - et Nom 65 - le temps de l’ordinateur - donneraient à Buzz l’actuel temps écoulé depuis le départ (GET). Buzz fait l’alignement de gravité P57, à la liste de contrôle Sur-2, qui comprend une étape (Verbe) 06 (Nom) 22, laquelle affiche les angles du cardan. Évidemment, Buzz voulait demander au P57 à se réinitialiser du tout début (Verbe 32) afin qu’il puisse obtenir le temps avec 16 65, mais il a procédé avec 06 22.]

103:09:08 Duke: Rog’, Buzz. Restez à l’écoute.

[Rupture de communication.]

[Armstrong - «Nous avions besoin d’établir une attitude initiale de la plate-forme (inertielle). Et la technique est d’utiliser un axe vertical local et utiliser la gravité pour faire l’alignement. Et en second lieu, c’est essentiellement d’utiliser une étoile pour aligner la plate-forme en lacet.»]

[Jones - «En d’autres termes, ce que vous voulez savoir est l’orientation absolue de la plate-forme de telle sorte que, lorsque vous êtes prêt à partir, le vaisseau spatial sait où se diriger.»]

[Armstrong - «Exactement.»] 

103:10:15 Duke: Tranquility, Houston. Nous aimerions que vous repreniez le P57 et que vous répétiez l’alignement de gravité une fois de plus. Terminé. 

103:10:24 Aldrin: Roger. Je suis d’accord avec cela.

[Armstrong - «Ce type d’alignement n’a jamais été fait auparavant, et c’était dans notre intérêt, je pense – puisque  cela doit être fait avant le lancement - pour avoir une chance de vérifier toute la procédure si nous en avions besoin pour la première révolution ou, sinon, d’avoir au moins à la révisée à fond avant que nous aurions à le faire le lendemain.»]

[Aldrin - «Si vous allez avoir des problèmes, il est préférable de les avoir maintenant quand vous avez tout votre de temps.»]

103:10:26 Duke: Roger, Tranquility. Pour la minuterie de mission, deux suggestions. Vérifiez le panneau disjoncteurs, panneau 11; aussi, réinitialisez et essayez de recommencer. Ce neuf dans les premiers chiffres a peut-être quelque chose à avoir avec ça. Terminé.

[Le panneau disjoncteurs 11 (CB(11) ) est vis-à-vis de l’épaule gauche de Neil tandis que le panneau 16 (CB (16)) est vis-à-vis de l’épaule droite de Buzz de l’autre côté du vaisseau.]

103:10:45 Armstrong: Très bien. Nous avons essayé chacun d’entre eux. Lorsque le disjoncteur est enfoncé, quand je le mets en réinitialisation, j’obtiens 902:04:40. Maintenant lorsque je le relâche j’obtiens 902:04:49. Je vais réinitialiser le disjoncteur.

103:11:08 Duke: Roger.

103:11:12 Armstrong: J’ai réinitialisé le disjoncteur et j’ai eu tout des neufs. (Pause) Et maintenant il ne se réinitialisera pas de tous ces neuf.

103:11:22 Duke: Roger. (Longue pause)  

[Collaborateur au Journal, Frank O’Brien écrit: «Aussi, la raison pour laquelle la réinitialisation du disjoncteur a fonctionné est probablement qu’un faible joint de soudure s’est dilaté par la chaleur, ouvrant le circuit. En tirant sur le disjoncteur cela a permis de refroidir l’équipement, refermer la fissure, et de continuer le fonctionnement.»] 

103:11:37 Duke: Tranquility, Houston. Nous allons faire une recherche sur ce problème et être de retour avec vous momentanément pour l’événement du temps de mission-correction - la minuterie de mission.

103:11:47 Armstrong: O.K. (Longue pause)

103:12:44 Armstrong: Je dirais que la couleur de la surface environnante est très comparable à celle que nous avons observée en orbite de cet angle du Soleil - à peu près 10 degrés d’angle de Soleil, ou quelque chose comme ça. C’est à peu près sans couleur. C’est gris; et c’est très blanc, gris crétacé, quand vous regardez vers la ligne de phase zéro. Et c’est considérablement gris foncé, plus gris cendré lorsque vous regardez de 90 degrés du Soleil. Une partie des roches près d’ici qui ont été brisées ou bougées par le jet du moteur fusé, sont recouvert à l’extérieur de ce gris pâle; mais où elles ont été brisées, elles montrent un intérieur gris très foncé; et ça pourrait bien ressembler à du basalte de chez nous.

[L’inflexion du choix de Neil dans cette déclaration m’a amené à lui demander s’ils s’attendaient à voir du basalte.]

[Armstrong - «Nous ne prévoyions pas de calcaire.»]

[Aldrin - «Je n’ai pas été trop déçu, de tout ce que j’ai vu, je ne pense pas que je le suis maintenant,  je ne pense pas non plus que je ne l’étais beaucoup auparavant, ayant beaucoup plus que d’une attente ou de deviner au juste ce que ça pourrait être. Quoi qu’il en soit, c’est correct avec moi.»]

[Armstrong - «Je pense que nous étions tous deux tentés de décrire ce que nous avions vu quand nous avions un peu de temps libre. Tout ce qui pourrait être utile aux équipes scientifiques au sol. Ils avaient attendu longtemps pour obtenir cette information. »]

[Je n’ai pas demandé à Neil, avec regret d’ailleurs, ce qu’il entendait par basalte «de chez nous ». Une possibilité qu’il veuille dire des morceaux de basalte pas clairement associés à un lit de lave visible. Le point important est qu’il dit que ça ressemble à du basalte.]

[J’ai noté qu’ils avaient eu des excursions géologiques à diverses reprises au fil des ans et j’ai demandé si cela s’était intensifié dans les mois qui ont précédé la mission Apollo 11.]

[Armstrong - «Je ne suis pas sûr que nous en avons eu après avoir été affectés au vol. Nous avons pu en faire une, mais je ne me souviens pas, je pense que tout ce travail a été fait plus tôt, quand nous n’étions pas affectés a un vol.»]

[En fait, Neil et Buzz ont eu une seule visite sur le terrain après avoir été affectés à Apollo11. Ce voyage a été un exercice d’une journée, le 24 février 1969, à Sierra Blanca, au Texas, avec l’équipage de remplacement du LM, Jim Lovell et Fred Haise. Le manque relatif de travaux de géologie n’est pas surprenant compte tenu du fait que l’accent accablant  de la formation et de la mission était le succès d’un premier atterrissage en toute sécurité. Une photo de la NASA S69-25944  montre Neil et Buzz examinant des échantillons de roches près des ruines du Fort Quitman. Le chef d’équipe de géologie d’Apollo 16 Bill Muehlberger écrit : «Ils sont allés dans de larges arroyos pour apprendre à échantillonner lorsqu’une grande variété de roches est répartis. Je ne faisais pas  partie (du voyage à Sierra Blanca), mais j’en ai entendu parler par  Gordon Swann, Dale Jackson, et Uel Clanton.»]

[Sur la Lune avec Apollo 16 – Guide de Référence de la Région Descartes  par Gene Simmons qui inclus une photo de la NASA :S67-33609 numérisée par Ken Glover, montre Neil (à droite) avec Ken Mattingly au cours d’une excursion géologique en Islande en1967.]

[Une photo de la NASA :S64-23847 montre un groupe de vingt astronautes au cours du voyage à 'Philmont Scout Ranch' du 3 au 6 juin 1964. Ils sont, de gauche à droite : Pete Conrad, Buzz Aldrin, Dick Gordon, Ted Freeman, Charlie Bassett, Walt Cunningham, Neil Armstrong, Donn Eisele, Rusty Schweikhart, Jim Lovell, Mike Collins, Elliot See, Gene Cernan (derrière See), Ed White, Roger Chaffee , Gordon Cooper, CC Williams (derrière Cooper), Bill Anders, Dave Scott, Al Bean. Au sous-titre de cette image dans l’excellent livre de Don Wilhelms ‘To a Rocky Moon’ - L’histoire d’un géologue de l’exploration lunaire, Wilhelms écrit:«As they posed, they realized their resemblance to a glee club and spontaneously hummed a note to establish pitch.»]1

1-Cette ligne est intentionnellement non traduite. 

103:14:02 Duke: Roger. Tranquility, nous voyons le Nom 93. (Pause) Verbe 34.

103:14:10 Aldrin: Roger. (J’assume que vous voulez que nous (à)... (Entendre ‘Verbe 34’) Roger. (Longue pause)  

[Buzz est au bas de  Sur-2.  David Woods écrit: «Nom 93 est l’angle delta du gyroscope qui donne les différences de position entre le pré alignement et le post alignement de la plate-forme. C’est essentiellement une mesure de combien, la plate-forme a dû bouger pour obtenir un alignement correct.» La lettre grecque delta (Δ / δ), l’ancêtre de la lettre latine moderne ‘D / d’, est souvent utilisée en mathématique pour indiquer une différence, dans ce cas, une différence dans les angles gyroscopique.]

103:14:32 Duke: Tranquility, Houston. S’il vous plaît, purgez le carburant et le com (burant pression) encore. Terminé. Ça se remplit.

[Voir le commentaire à 103:16:41 ci-dessous.]

103:14:42 Armstrong: O.K. L’Ox (comburant) sort maintenant. (Pause)

103:14:52 Duke: Tranquility, Houston. Vous pouvez ouvrir chacun des évents du carburant et de l’Ox. (comburant). Terminé.

103:14:59 Armstrong: O.K.

103:15:01 Aldrin: Houston, Tranquility, restez à l’écoute pour un Go pour l’alignement de l’AGS à PGNS et un alignement lunaire. Terminé.

103:15:09 Duke: Restez à l’écoute. (Pause) Tranquility, Houston. Vous êtes Go pour l’alignement de l’AGS à PGNS et puis l’alignement lunaire. Terminé.

103:15:26 Aldrin: Roger. (Longue pause)  

[Buzz est à la fin du premier paragraphe de Sur-3. Houston se penchera sur l’alignement proposé avant qu’il soit chargé.]

[Aldrin - «Vous avez obtenu l’alignement précédent dans l’AGS et vous avez tout juste réaligné le PGNS et, si ce (nouvel alignement PGNS) n’est pas très bon, vous ne voulez pas gâcher celui de l’AGS. S’il est (bien), vous l’introduisez dans l’AGS.»]

[Aldrin, Compte rendu technique 1969 - «L’idéal était d’avoir une lecture de gravité, puis de faire un alignement avec deux étoiles et de regarder les angles de couple après le contrôle des deux étoiles qui serait de donner alors une indication de combien le retard (dérive) a été depuis le dernier alignement. L’alignement de gravité initiale, combiné avec l’alignement de deux étoiles, serait de produire une nouvelle position du site d’atterrissage. (Voir ci-dessous.) Si nous avions atterri droit devant (au lieu d’être 13 degrés à gauche), mon intention était d’utiliser Rigel dans le numéro de détente 6 gauche et Capella dans le cran à droite. Le lacet de 13 degrés déplace Capella de la détente arrière droite, mais Rigel était en bonne position à cet endroit. C’est celles que j’ai utilisées en premier. J’ai ensuite sélectionné Navi au numéro de détente 4 arrière droit, qui n’était pas particulièrement satisfaisante. Elle était très faible et il a fallu un peu plus de temps que j’espérais pour obtenir les résultats.»]

[Contrairement à la déclaration de Buzz ici, les procédures d’alignement n’ont pas donné d’informations sur l’emplacement du site d’atterrissage. Frank O’Brien ajoute : «L’alignement de gravité et l’alignement stellaire effectue la même fonction, à savoir, d’aligner le IMU à une attitude connue. Dans les deux cas, l’attitude a été déterminée à l’égard de deux vecteurs : soit deux étoiles (un alignement stellaire) ou une étoile et la verticale environnante, comme indiqué par la gravité (un alignement de gravité). Aucune procédure n’a été utilisée pour déterminer la position, qui était le but du vecteur d’état.»]

103:15:44 Duke: Tranquility, Houston. S’il vous plaît, purgez le carburant. Ça augmente rapidement. Terminé. (Pause)

103:16:00 Armstrong: Nous montrons 30 lb/in² dans le carburant et 30 dans le comburant (lesquels ne sont pas des lectures inhabituelles).

103:16:05 Duke: Roger. Nous lisons quelque chose différent que ça. Restez à l’écoute.

103:16:14 Armstrong: La température du carburant montre 64 en descente et le comburant… (Clarifiant ce qu’il vient juste de dire) qui est en descente (réservoir) 2. Et le comburant est hors échelle bas. Descente 1 montre 61 dans le carburant et 65 dans le comburant.

103:16:41 Duke: Roger. Restez à l’écoute. (Pause) Tranquility, Houston. S’il vous plaît, appuyez sur l’interrupteur de la purge du carburant et tenez-le ouvert. Terminé.

[Armstrong - «Cet interrupteur était momentanée en position de purge, ce qui expliquerait le pourquoi nous ne pouvions tout simplement pas le laisser ouvert.»]

103:17:01 Armstrong: Très bien. Nous le tenons ouvert. Indiquant à peu près 24 lb/in² à bord.

103:17:09 Duke: Roger. (Longue pause)

103:17:34 Armstrong: Indiquant maintenant 20 lb/in² du côté du carburant.

103:17:37 Duke: Roger.

103:17:38 Armstrong: Et 22 dans l’Ox (comburant).

103:17:41 Duke: Roger.

[Rupture de communication.]

103:18:47 Armstrong: Indiquant maintenant 15 lb/in² dans chaque réservoir.

103:18:51 Duke: Roger. (Longue pause)

103:19:17 Duke: Tranquility, Houston. Si vous ne l’avez pas fait, vous pouvez relâcher l’interrupteur de purge du carburant maintenant. Terminé.

103:19:25 Armstrong: Roger.

[Rupture de communication.]

[Aldrin - (riant) «Tu maintenais enfoncée la touche pendant tout ce temps?»]

[Armstrong - «Oui.»]

103:20:52 Duke: Tranquility, Houston. Nous avons une indication que nous avons gelée -l’échangeur de chaleur à l’hélium du carburant -de descente et avec quelque peu de carburant coincé dans le conduit entre là et la soupape…Et nous voyons la pression qui augmente à cet endroit. Terminé.

103:21:10 Armstrong: Roger. Compris. (Longue pause)  

[Plus tard, le commentateur des Affaires Publiques de la NASA dit à la presse qu’il y a une petite quantité de liquide coincée dans un conduit et, si la pression avait continué d’augmenter, le pire qui pouvait arriver aurait été une petite fuite qui aurait alors relâchée la pression. Une discussion plus complète est liée ici.]

103:22:04 Duke: Base Tranquility, Houston. Si vous ne l’avez pas fait, s’il vous plaît fermer chacun des évents de carburant et de l’Ox (comburant) maintenant. Terminé.

103:22:17 Armstrong: Ils sont fermés.

103:22:18 Duke: Merci, Monsieur. (Longue pause)

103:22:30 Armstrong: De la surface, nous ne pouvons voir les étoiles en dehors de la fenêtre; mais en dehors de mon écoutille au-dessus de ma tête (voulant dire, sa fenêtre de rendez-vous au-dessus de sa tête), je regarde la Terre. Elle est grosse et brillante et de toute beauté. Buzz va essayer de voir certaines étoiles à travers l’optique.

103:22:54 Duke: Roger, Tranquility. Nous comprenons. Ça doit être une vue d’ensemble splendide. Terminé.   

[Rupture de communication.]

[Buzz s’apprête à faire un alignement de la plate-forme en utilisant l’optique du télescope d’alignement (AOT : Alignment Optical Telescope) pour faire des observations d’étoiles. Gene Cernan dit que, tout en restant dans l’ombre du LM d’Apollo 17, il pouvait voir des étoiles pendant qu’il était à l’extérieur. J’ai demandé à l’équipage de 11 s’il avait fait une telle expérience.]

[Armstrong - «Je ne me souviens pas de l’avoir fait à l’extérieur. Nous avons essayé tant bien que mal à l’intérieur. »]

[Aldrin - «Je suppose que je n’aurais pas donné le moindre espoir.»]

[Armstrong - «Il y avait une pensée que, si vous pouviez regarder à travers un tube, vous devriez être capable de voir les étoiles, je ne me souviens pas que nous ayons essayé quelque chose comme ça.»]

[Aldrin - «Vous pouvez les voir dans l’AOT, qui était en quelque sorte comme ça.»]

[Armstrong - «Qui était de force un (c’est-à-dire un télescope sans grossissement).»]

[Une question relative au fait est de savoir si oui ou non les images stellaires pourraient avoir été capturées dans l’une des photographies à la surface lunaire. Une discussion de ‘Sky and Telescope’ sous la direction de Dennis di Ciccio est liée ici]

103:24:52 Duke: Columbia, Houston. Deux minutes au LOS. Vous semblez aller merveilleusement bien en remontant la colline. Terminé. (Pause)

103:25:08 Collins : Très bien. Merci. Content d’entendre que les systèmes vont bien. Vous avez une orientation à me suggérer? Celle-ci me semble très bien.

103:25:15 Duke: Restez à l’écoute. (Pause)

103:25:21 Collins: Laissez-moi savoir lorsque c’est le temps du lunch, voulez-vous?

103:25:24 Duke: Répétez.

103:25:29 Collins: Ah! Ne tenez pas compte de ça.

103:25:31 Duke: Columbia, Houston. Vous avez une bonne orientation comme ça.

103:25:37 Collins: O.K. Merci.

[Longue rupture de communication. Les affaires publiques de la NASA annoncent aux médias que la fréquence cardiaque de Neil au PDI (insertion de la descente propulsé) était de 110; à l’atterrissage elle était de 150, maintenant elle est dans les 90. Alors qu’ils étaient dans le vaisseau spatial, un seul d’entre eux pourrait être surveillé à la fois et, pour des raisons évidentes, le Commandant a toujours été surveillé lors de l’atterrissage. De tous les commandants lors des missions d’atterrissage, Neil avait la plus haute fréquence cardiaque à l’atterrissage. Voir figure 12-1 dans le rapport de la mission d’Apollo11.]

[Armstrong - «Ce n’est pas étonnant.»]

[La fréquence cardiaque de Pete Conrad n’a pas été enregistrée au cours de la descente d’Apollo 12. Parmi les autres Commandants, John Young a établi le record du plus bas à 89 au moment de l’atterrissage d’Apollo 16, tandis que les trois autres étaient tous dans le milieu des années 90.]

103:33:16 Duke: Base Tranquility, Houston. Si vous voulez que je le fasse, je peux vous le rappeler à toutes les 30 minutes pour la minuterie de mission. Terminé. (Longue pause) Tranquility, Houston. Je fais le compte à rebours pour T3. Si vous vouliez me le donner, nous pouvons rétablir un compte à rebours. Terminé.

[T3 est la prochaine opportunité de lancement préprogrammée, dans ce cas, c’est une chance de rattraper Mike quand il passe au-dessus d’eux après son second passage post atterrissage.]

103:34:22 Aldrin: Très bien. Que diriez-vous d’un comptage vers le haut?

103:34:23 Duke: Roger. Voulez-vous un comptage vers le haut? Restez à l’écoute.  

[Pause de communication. Alors que Buzz fait les observations d’étoiles, ils ont abaissé les stores des fenêtres du LM, d’où l’absence de commentaires de Neil sur la vue extérieure.]

103:35:30 Duke: Tranquility, Houston. À mon signal, 62:30. Top : 62:30 passé le PDI. (Pause)

103:35:46 Armstrong: Ce que nous cherchons, Charlie, est le comptage vers le haut jusqu’à T2 ça va être égal à 60 minutes... (Se corrigeant lui-même) ou, à T3 être égal à 60 minutes à T3.

103:35:56 Duke: Roger. Nous l’avons pour vous. (Longue pause)  

[Ils ont une minuterie de compte à rebours sur le panneau de contrôle - essentiellement un chronomètre - et ils veulent le régler pour qu’il atteigne 60:00 à T3. La raison pour cela est que, s’ils perdent la communication avec Houston et sont dans l’obligation de décoller, ils sauront quand le faire pour faciliter un rendez-vous avec Mike.]

103:36:28 Duke: Base Tranquility, Houston. Réglez la minuterie à zéro. Et, à mon signal à 103:39:41, nous allons vous le rappeler, et ça va être 1 heure (avant le T3). Terminé.

103:36:44 Armstrong: Roger.

103:36:45 Duke: Et nous avons presque 3 minutes à écouler, Neil. Terminé.

103:36:51 Armstrong: O.K.

[Rupture de communication.]

103:39:16 Duke: Base Tranquility, restez à l’écoute pour le compte à rebours. (Pause) Base Tranquility, Houston. À mon signal, commencez votre compte à rebours. (Pause)

103:39:36 Duke : 5, 4, 3, 2, 1. Top.

103:39:46 Armstrong: Roger. Nous l’avons eu; merci.

103:39:47 Duke: Rog’, Neil.  

[Longue rupture de communication. Houston estime que le site d’atterrissage est à 0,799 degré de latitude nord et 23,46 degrés de longitude est, soit environ 4 milles plus loin. Charlie va donner cette information à Mike à 104:15:13. Les coordonnées réelles sont 0,674 degré de latitude Nord et 23,473 degrés de longitude Est. Sur la copie de la carte de l’aire d’atterrissage LAM-2 qui était dans le module de Commande et portant des notes écrites par Mike, l’espacement de la grille est de un kilomètre. Le point cible au centre de l’ellipse d’atterrissage a des coordonnées de carte de L.0/14,0 et le lieu de l’atterrissage actuel est J,65/7,52 (environ les deux tiers d’un espacement de grille de la ligne horizontale ‘J’vers la ligne du ‘K’ et l’autre moitié un espacement vertical de la ligne ‘7’  à la ligne ‘8’). Le point  ‘ 4 milles plus loin’ est à L.0/7,6. Cet endroit est aussi le centre du premier emplacement au sextant illustré à la Figure 5-14 dans le Rapport de la mission d’Apollo 11.]

MP3 Extrait Audio (53 min 30 sec; 51Mo)  à partir du réseau des Affaires Publiques commençant à environ 103:39:57. Extrait courtoisie John Stoll, Technicien senior ACR à Johnson de la NASA.

103:47:19 Duke: Tranquility, Houston. Nous voyons l’écart d’angle de l’étoile. Ça semble bien.

103:47:29 Aldrin: O.K. La dernière étoile était Navi, et elle n’était pas très perceptible. Je peux voir d’où l’erreur peu provenir. Je pense que pour l’alignement avec une étoile, Rigel va être très bien.

103:47:42 Duke: Roger. Restez à l’écoute pour le Nom 93. (Longue pause) Hello! Base Tranquility. Houston. Nous voudrions que vous marquiez cela. Terminé.

[Rupture de communication. Ils sont environ aux deux tiers de la page de vérification de la surface lunaire Sur-5.]

103:49:19 Aldrin: Houston, ici Tranquility. Voulez-vous que nous acceptions cette position? Terminé.

103:49:24 Duke: Tranquility, Houston. Nous regardons à cela. Restez à l’écoute. Nous voudrions que vous tiriez le disjoncteur du panneau 11 pour la minuterie de mission. Terminé.

103:49:35 Armstrong: Rog’. Je l’ai déjà fait, Charlie.

103:49:37 Duke: O.K. (Longue pause)  

[La raison de tirer le disjoncteur est pour laisser refroidir la soudure fissurée de manière à ce qu’il restera fermé lors du lancement et de l’ascension - ce qui se fait.]

103:50:20 Duke: Tranquility, Houston. Nous voudrions que vous refusiez le RLS (Reference Landing Site). Terminé.

103:50:29 Aldrin: Roger.

103:50:32 Duke: Et, Base Tranquility, Houston. Nous voudrions que vous appeliez…Après cela, appelez P00 et donnez-nous le vidage de mémoire-E (effaçable). (Longue pause)

103:51:24 Aldrin: Très bien. Voici le vidage de la mémoire-E.

103:51:28 Duke: Roger. (Longue pause)

[Ils sont au bas de Sur-5 et, une fois qu’ils ont terminé, ils relèveront les stores et prendrons des photos du dehors de la fenêtre de Neil au sud et par la fenêtre de Buzz au nord.]

103:51:41 Aldrin: Et nous avons eu 1106.

[O’Brien - «Une alarme 1106 de programme est une erreur lors d’un vidage de mémoire-E.»]

103:51:43 Duke: Roger. (Longue pause) Hello! Base Tranquility; Houston. Avez-vous noté l’alarme du programme 1106 de nous ? Terminé.

103:52:16 Aldrin: Rog’. C’est affirmatif.

103:52:18 Duke: Très bien. Restez à l’écoute.

103:52:19 Aldrin: Est-ce que cela, par chance, est dû au fait que j’ai lancé l’interrupteur de transmission de données à Données en même temps que ça se passait? Terminé.

103:52:29 Duke: Restez à l’écoute. (Pause) Hello! Base Tranquility; Houston. Les gars du SPAN pensent que c’est concevable. Restez à l’écoute. Je pense que nous voulons un autre Verbe 74.

103:52:51 Aldrin : Très bien. Restons à l’écoute. (Pause)

103:53:02 Duke: Hello! Base Tranquility; Houston. Nous voudrions un autre Verbe 74. Terminé.

103:53:13 Aldrin: Roger. Le voici. (Longue pause)

103:53:54 Duke: Tranquility Base, Houston. À mon signal il sera 103 :53 GET (Ground Elapsed Time).

[C’est-à-dire le temps écoulé depuis le lancement 103:53:00. En fait il veut dire103:54.]

103:54:00 Duke: Top. 53...Correction, 54.

103:54:09 Aldrin: Roger.

103:54:14 Duke: Hello! Tranquility. Houston. Nous avons le Carnet pour la remontée du LM. Si vous êtes prêt à noter. Terminé.

103:54:28 Armstrong: Restez à l’écoute. (Pause)

[Avant de faire de la photographie, ils accomplissent des tâches à Sur-7. Plus précisément, ils prennent en note les données dont ils auraient besoin pour un lancement à T-3. Buzz va écrire les données sur un certain formulaire pré-imprimé.]

103:54:38 Aldrin: Roger. Prêt à noter le Carnet de remontée du LM.

103:54:42 Duke: Rog’, Tranquility. Tig, 104:39:47:00, 55358, 00322, plus 0022. DEDA 47, plus 37130, moins 70615, plus 58620, plus 56936. Terminé.

[Ensuite, Buzz va relire pour être certain qu’il a noté les chiffres correctement.]

103:55:28 Aldrin: Roger. Carnet de remontée du LM: 104:39:47:00, 55358, 00322, plus 0022, plus 37130, moins 70615, plus 58620, plus 56936. Terminé.

103:55:53 Duke: Roger, Tranquility. Bien relu. Nous avons aussi un Carnet CSI si vous êtes prêt à noter. (Pause)

103:56:10 Armstrong: O.K. Nous sommes prêts.

103:56:12 Duke: Roger. Je vous reviens avec un CSI: Nom 11, 105:35:3700; 107:11:3000, 0538, moins tous les zéros. FDAI est NA; 0937...Correction, 09356; 10315; plus 0538, moins tous les zéros, plus 0012. Terminé.

103:57:08 Armstrong: Roger. Répète Rl et Nom 86.

103:57:12 Duke: Roger. Rl est plus 0538, et nous avons une charge pour vous. Voudriez-vous s’il vous plaît nous donner P00 et Donnée ? Terminé.

103:57:25 Aldrin: Roger. Avant que je fasse cela je voudrais redésigner le radar de rendez-vous à plus-X.

103:57:30 Duke: Roger. (Longue pause)

[En mettant l’ordinateur dans un programme 00 et en Donnée, ils seront en mesure d’accepter les mises à jour de la mémoire transmises de Houston. En déplaçant le radar de rendez-vous ‘à plus X’, Buzz va le diriger vers le zénith.]

103:57:44 Armstrong: Très bien. Relisons CSI: Nom 11, 105:35:3700, 107:11:3000, 0538, moins tous les zéros, NA, 09356, 10315. Nom 86, plus 0538, plus tous les zéros, et le dernier était 0012. Et quel est le signe de cela, s’il vous plaît? (Longue pause)

103:58:55 Duke: Tranquility, Houston. Le Delta-VY est le moins tous zéros. Le Delta-VZ est plus 0012. Terminé.

103:59:08 Armstrong: Roger. Plus 0012.

103:59:10 Duke: Rog’. Bien relu. (Longue pause)

103:59:41 Aldrin: Houston, Base Tranquility. Le DSKY est à vous, et la liaison de l’actualisation à Données.

103:59:47 Duke: Roger. Merci, Tranquility.  

[Pause de communication. Buzz mentionnant à Houston qu’il a mis l’ordinateur en P00 et en Données. Neil et Buzz peuvent désormais prendre des photos par la fenêtre.]

[J’ai noté que Houston vient de lire un long Carnet de données et envoie maintenant davantage de données par voie électronique et j’ai demandé pourquoi.]

[Aldrin - «Nous avons copié les données qui nous ont été utiles dans le sens normal des activités qui allaient se produire. Le CSI (par exemple) était une manœuvre après que nous ayons décollé. Ce que nous avons copié n’était pas les mêmes données que l’ordinateur affichait.»]

[Armstrong - «Nous avons copié les données de manœuvre – le moment de l’allumage et des choses (comme ça) - et nous avons toujours voulu avoir cette information à jour, de sorte que si nous avions perdu la communication, nous aurions une base pour savoir ce que nous faisions et n’aurions pas à compter uniquement sur un ordinateur d’être tout à fait correct. Nous voulions comprendre ce qui était censé se produire. Les chiffres (que Charlie nous a lus) sont les temps et ce qui semble être trois axes de positions et de vitesses.»]

[J’ai demandé s’ils avaient une formation approfondie de mesure d’urgence à l’éventualité d’une perte d’ordinateurs.]

[Armstrong: «Nous voulions être en mesure de partir (de la Lune), soit avec le PGNS ou l’AGS sans communication, si nous le devions.»]

[Aldrin - «Nous avions la possibilité, si le PGNS fonctionnait et aussi l’AGS, d’y aller avec des manœuvres de rendez-vous. Et bien sûr, le radar, s’il fonctionnait, bouclerait le tout. Lui (Collins) pourrait faire les manœuvres ou il pourrait suivre et nous faire parvenir les manœuvres. Cela dépend qu’elle est le genre de défaillance de communication – à partir de la Terre ou une défaillance totale de communication.»]

[Armstrong - «Nous avions un programme en circuit ouvert pour aller sur orbite sans (soit) le PGNS ou l’AGS, mais nous n’avions pas tellement confiance en notre capacité pour nous rendre en sécurité sur orbite avec cela. Il n’y aurait eu aucune raison de ne pas l’essayer si c’est tout ce que vous avez eu.»]

[En règle générale, la philosophie de la NASA pour Apollo était de ne pas essayer de traiter les défectuosités à double mode - situations dans lesquelles il y a eu des défaillances simultanées de deux systèmes tels que la perte de deux ordinateurs, ou la perte de communication et l’un ou chacun des ordinateurs.]

104:02:26 Duke: Hello! Base Tranquility. Houston. À mon signal il sera 37 minutes avant T3. Terminé.

104:02:35 Armstrong: O.K.

104:02:42 Duke: Restez à l’écoute. Top. Trente-sept minutes jusqu’à T3.

104:02:50 Armstrong: Très bien; merci. (Longue pause)

104:03:10 Duke: Tranquility, ici Houston. C’est votre ordinateur. Nous avons inséré les données. Vous pouvez débuter votre P57.

104:03:18 Armstrong: Roger; merci.

[Rupture de communication.]

[Ils vont commencer un autre alignement de plates-formes. S’ils ont pris des photos par la fenêtre pendant les dernières minutes selon la liste de vérifications de la surface page Sur-6, ces photos inclus une série en noir et blanc, AS11-39-5737-5791, et une série en couleur, AS11-37 -5449 à 5458, où 5449 à 5453 ont été prises par la fenêtre de Neil et de 5454 à 5458 ont été prises par la fenêtre de Buzz. Généralement, les images en noir et blanc captent mieux les détails que les images en couleur. Ils ont trois cartouches à bord du LM: deux cartouches couleur (HCEX), 37/R et 40/S, et une cartouche noir et blanc, 39/Q.]

[AS11-37-5454 est l’une des photos de Buzz, montrant l’ombre du LM et l’horizon. L’heure actuelle est environ 21h32 le 20 juillet 1969 (UTC / GMT) et l’élévation du Soleil est d’environ 11,6 degrés. À partir du dessous du pied d’atterrissage jusqu’au bout du radar de rendez-vous, le LM est de 7,04 mètres de haut et, au niveau du sol, l’ombre du LM serait de 34 mètres de long. Yuri Krasilnikov a fait une animation GIF (0.3 Mo ou 2.7 Mo) à partir de 5454 et AS11-37-5477, laquelle Buzz prendra après l’EVA à environ 5 h 43 le 21 juillet 1969. À cet instant, la longueur de l’ombre était d’environ 25 mètres.]

[Ils ont deux caméras Hasselblad: une caméra EVA avec un affichage réseau et une caméra IVA sans affichage réseau. Les deux séries de photos discutées ici ont un affichage de croix;sur les images; une indication selon laquelle elles ont été prises avec l’appareil photo de l’EVA. Voir la discussion qui suit 109:26:54.]

[Lors du rapport technique de 1969, Neil et Buzz font les commentaires suivants au sujet de la vue par la fenêtre.]

[Armstrong, rapport technique 1969 - «Les choses qui semblent dignes de commentaires ici sont des observations de la fenêtre avant le travail sur la surface lunaire. Nous étions dans une zone relativement lisse couverte de cratères aux alentours pouvant varier de 100 pieds (de diamètre) jusqu’à moins d’un pied, avec une densité inversement proportionnelle à la taille du cratère. Plus petits ils étaient, plus il y en avait (dans une zone donnée). La couverture au sol était de limon très fin, et il y avait beaucoup de roches de toutes tailles, anguleuses et d’autres sortes dans la région. Notre région immédiate a été relativement exempte de grosses roches (ce qui explique pourquoi Neil a atterri là). Plusieurs centaines de pieds à notre droite (Nord), il y avait un important champ de rochers, essentiellement une rangée de rochers, qui avait des rochers beaucoup plus élevés que de 1 ou 2 pieds de taille. Nous n’avons jamais été en mesure d’aller dans cette région pour examiner ces roches en détail.»]

[Aldrin, compte rendu technique 1969 - «Les distances sont trompeuses. Lorsque nous avons vu ce champ de rochers assez important sur la droite avant de sortir, il n’avait pas l’air très loin du tout. Bien sûr, une fois que nous sommes sortis, nous nous sommes promenés aussi loin qu’il nous semblait approprié; (et), bien sûr, nous ne nous sommes jamais approchés de ce champ en particulier. Ce qui m’a réellement impressionné était la différence des distances. Après que nous étions de nouveau de retour à l’intérieur, regardant au-dehors, le drapeau, la télévision et les unités expérimentales, ils semblaient comme s’ils étaient justes à l’extérieur de la fenêtre. En fait, sur la surface, nous les avions déplacés à une distance raisonnable. Donc, je pense que la perception de la distance n’est pas trop bonne à première vue. On à tendance à penser que les choses sont un peu plus proches qu’elles ne le sont réellement. Cela dit, ils (c’est-à-dire les rochers) sont probablement un peu plus grands que ce que nous aurions pu avoir estimé.»]

[Les lecteurs intéressés pourraient vouloir comparer AS11-40-5952, qui montre le ‘Lunar Ranging Retro-Reflectometre’ (LRRR ou L R aux cubes) près du site de déploiement avec le LM en arrière-plan, avec AS11-37-5551, qui est un post-EVA pris par la fenêtre de Neil montrant le LRRR derrière les propulseurs du LM.]

[Jack Schmitt, le LMP d’Apollo 17, semblait avoir moins de difficulté à estimer les distances que les autres. Au cours de notre revue de la mission Apollo 17, il a suggéré que, outre le problème de ne pas avoir d’objets familiers sur les lieux pour aider a estimer la distance, le manque absolu d’obscurcissement par la brume est un facteur important. Sur Terre, la brume rend les objets éloignés moins distincts que les objets proches et nous aide à juger la distance relative. Sur la Lune, il n’y a pas d’atmosphère et pas de brume, donc tout semble distinct et à proximité. Les lecteurs qui ont passé du temps à la fois dans les climats secs - comme dans les montagnes à l’ouest des États-Unis - et dans les climats humides - tel que la Floride - auront vécu un effet similaire. L’air sec de l’ouest est plus clair et, là, les objets éloignés semblent plus près qu’ils ne le seraient dans l’air humide de l’Est. Au cours du deuxième EVA d’Apollo 17, Gene Cernan a également indiqué que l’absence de variation de couleur le long d’une ligne de vue a également contribuée à la difficulté d’estimer les distances.]

[Collaborateur au Journal, Ken Glover ajoute : «Ces discussions relatives au jugement de distances sur la Lune me rappellent toujours d’un voyage que j’ai fait il y a plusieurs années à l’île de Baffin, dans l’Arctique. Nous avons marché jusqu’à une montagne, et notre ‘guide’ sur place m’a montré comment faire la distinction des distances en utilisant les couleurs, qui sont; les bleus et les gris (je ne me souviens pas lequel était le près ou le loin) en l’absence de tout autre moyen de juger des distances j’ai toujours trouvé difficile de le faire, mais je suppose qu’on s’habitue à la longue. C’était ‘cool’. »]

[Armstrong, rapport technique 1969 - «Probablement que la chose la plus surprenante pour moi, même si je pense que nous avons soupçonné un peu cela, a été l’observation de la lumière et de la couleur à la surface. La surface avec le Soleil de dos était extrêmement brillante. Elle semblait être de couleur Tan (brun clair) légère, et on pouvait voir raisonnablement bien dans la région de démarcation. Les détails ont été quelque peu masqués par la démarcation, mais pas trop mal. Comme vous vous dirigiez de nouveau vers le Soleil de face, la luminosité diminuait, la couleur (Tan) a commencé à s’estomper, et elle est devenue grise. Comme nous regardions des fenêtres du LM aussi loin que nous pouvions, la couleur de la surface était en fait d’un gris plus foncé. Je ne dirais pas complètement sans couleur, mais comme nous retournions à cet endroit la plupart des Tan (brun clair) avaient disparus, et nous voyions un gris relativement foncé. Dans l’ombre (du LM), c’était très sombre. Nous pouvions voir dans les ombres, mais c’était difficile.»]

[Aldrin, compte rendu technique 1969 - «Nous pouvions voir des petites progressions dans les couleurs (et la luminosité) qui ont été le résultat de très petits changements topographiques.»]

[Armstrong, compte rendu technique 1969 - «Bien sûr, lorsque nous avons effectivement regardé la matière de près, particulièrement le limon, il s’est en fait révélé être une sorte de gris anthracite ou la couleur d’un crayon à mine de graphite. En réalité, lorsque vous faites face à tenter d’interpréter ce genre de couleur et la réflectivité de la lumière, c’est étonnant. »]

[Aldrin, compte rendu technique 1969 - «Lorsqu’illuminé, il y avait une apparence grise, d’un gris très clair.»] 

104:05:19 Aldrin: Houston, Base Tranquility. Est-ce que quelqu’un en bas a un micro branché? Terminé.

[Buzz demande s’il y a quelqu’un de branché au circuit audio avec un microphone allumé (ouvert). En temps normal, le Capcom est la seule personne qui transmet aux astronautes, mais il y en a d’autres qui ont la capacité à le faire, si approprié. Parmi ceux-ci sont le Directeur de vol et les personnes désignées aux trois stations de poursuite.  Voyez, par exemple, la conversation de John Saxon avec l’équipage d’Apollo 16 quand un lien de communication entre Houston et la station de réception Honeysuckle Creek a coupé après le réveil de l’EVA-2. Normalement, quiconque ayant la capacité à parler à l’équipage devrait ‘s’annoncer’ au circuit avant de leur parler, et par la suite, fermer le circuit lorsque l’échange était terminé.

[Sur une note historique, dans les années ‘20, le mot ‘microphone’ était souvent abrégé à un ‘mike’ (phonétique anglaise ‘maik’). Au début des années ‘60, ‘mic’ était à la mode.  Parce que les listes de vérifications d’Apollo utilisent ‘mike’, le Journal utilise cette version.]

104:05:26 Duke: Restez à l’écoute, nous allons vérifier. (Longue pause) Tranquility, Houston. Est-ce que vous l’attendez toujours? Terminé.

104:05:59 Aldrin: Je continue de l’entendre. On dirait quelqu’un cognant des chaises entre elles au fond d’une salle.

104:06:05 Duke: Roger. C’est le VOGAA qui amenuise le son que vous entendez en réseau avec le CSM. Nous avons eu un relais MSFN ou quelque chose. Restez à l’écoute.

104:06:17 Aldrin: O.K. (Longue pause)

104:06:43 Duke: Tranquility, Houston. Nous avons mis le relais MSFN. Vous enttendez le VOGAA, qui est le dispositif de suppression du bruit. Nous allons essayer de le supprimer. Terminé.

104:06:55 Aldrin: Très bien. Merci.

[Rupture de communication.]

104:08:00 Duke: Tranquility, Houston. Ça devrait être un peu plus tranquille en haut maintenant. Nous avons supprimé le relais MSFN.

104:08:11 Aldrin: Très bien.  Je pense que le bruit a cessé maintenant. Merci, Charlie.

104:08:13 Duke: Roger.

[Longue rupture de communication.]

104:14:32 Duke: Base Tranquility, Houston. À mon signal, 25 minutes jusqu’à T3. Restez à l’écoute. Top. 25 minutes jusqu’à T3.

104:14:52 Armstrong: Roger. Merci, Charlie. (Pause)

104:15:00 Collins: Houston, Columbia. Comment ça va?

104:15:02 Duke: Columbia, Houston. Nous vous entendons 3 sur 5. Terminé.

104:15:10 Collins: Roger. Je suis sur Omni Charlie. Comment ça va?  

[Il y a quatre antennes omnidirectionnelles sur le module de Commande: A, B, C (Charlie), et D.]

104:15:13 Duke: Roger. Compris. Omni Charlie. Mike, prenez note que nous avons pour vous une mise à jour sur le P22 pour le LM. Nous estimons qu’ils ont atterri 4 milles plus loin. Votre temps T1 a été révisé et votre T2, si vous êtes prêt à noter. Terminé.

[Dans environ deux minutes, Charlie dit à Mike qu’il lui donnera une position sur la carte, mais ne le fait jamais. Sur la copie de la carte de l’aire d’atterrissage LAM-2 qui a volé dans le module de Commande et portant des notes écrites par Mike, l’espacement de  la grille est de un kilomètre. Le point cible au centre de l’ellipse d’atterrissage sur la carte a des coordonnées de L,0/14,0 et le  lieu de l’atterrissage actuel est J,65/7,52 (sept dixième de l’espacement de la ligne ‘J’à partir de l’horizontale vers la ligne ‘K’ et quatre dixièmes de la ligne  verticale ‘7’ à la ligne ‘8’). Le point ‘4’ milles plus loin est à L,0/7,6. Cet endroit est aussi le centre du premier emplacement au sextant illustré à la figure 5-14 dans le Rapport de la mission d’Apollo 11. Mike n’a pas marqué cet endroit.]

104:15:33 Collins: Prêt à noter.

104:15:37 Duke: Très bien. Roger, Columbia. T1 104:32:24, 104:37:33, 2 milles au sud. L’heure de l’approche la plus près est 104:39:08. (Pause)

104:16:08 Duke: Hello, Base Tranquility. Houston. Nous notons le Nom 93. Vous pouvez les serrer. Terminé.

[Rupture de communication. Ils peuvent être à la page Sur-10, dans le paragraphe juste au-dessus de la boîte.]

104:17:30 Collins: Vous avez dit 4 milles plus loin, est-ce bien ça, Houston?

104:17:34 Duke: C’est affirmatif,...

104:17:34 Aldrin: Houston, avez-vous une mise à jour sur le poids du LM pour nous? Terminé.

104:17:35 Duke: ...Columbia. C’est à peu prêt 4 milles plus loin. Restez à l’écoute. Nous allons vous avoir une position sur la carte momentanément. Terminé. (Longue pause)

104:18:38 Aldrin: Houston, Base Tranquility. Avez-vous une mise à jour sur le poids du LM pour nous? Terminé.

104:18:42 Duke: C’est affirmatif. Restez à l’écoute pour le DAP (Digital Auto Pilot). Le poids du LM de notre Carnet DAP pour vous est 10906 (livres terrestre). Terminé.

104:18:59 Aldrin: Roger. 10906.

104:19:02 Duke: Rog’. (Longue pause)

[O’Brien - «Une des nombreuses tâches que le pilote automatique numérique doit calculer est le temps de mise à feu des propulseurs RCS pour un taux de rotation donnée. Parce que le moment d’inertie du LM change significativement avec les variations de poids, le DAP a besoin de la dernière mise à jour pour une performance optimale. »]

[Neil et Buzz sont au haut du Sur-11 dans le compte à rebours simulé.]

104:19:25 Duke: Columbia, Houston. Mise à jour avec une latitude (et) longitude sur deux pour la position du LM. Terminé. (Pause) Columbia, Houston. Terminé. 

[Neil a pensé que, peut-être, ils ont utilisé la longitude actuelle divisée par deux pour obtenir plus de chiffres.]

[Armstrong - «Mais pourquoi? Je ne sais pas.»]

[O’Brien - «Le choix ‘de longitude sur deux’ était un moyen de réaliser une précision de trois décimales. Comme l’écran d’ordinateur a été limité à seulement cinq chiffres, il ne pouvait pas exposer la gamme complète de longitudes (plus ou moins 180 degrés) ainsi que les trois décimales nécessaires. En divisant par deux la longitude, une précision de +/ - 0,002 degré peut être obtenu.» Parce que la gamme complète de latitudes est seulement plus ou moins 90 degrés, il n’était pas nécessaire d’utiliser les combinaisons de ‘latitude sur deux’.»]

[La latitude et longitude du site d’atterrissage proposé dans le Rapport de Mission est 0,688 degré de latitude nord et 23,433 degrés de longitude est, respectivement. Une discussion des coordonnées du site d’atterrissage est liée ici.]

104:20:26 Collins: Allez-y, Houston.

104:20:28 Duke: Roger, Mike. Nous avons eu une mise à jour pour la lat (itude)/longitude pour le LM, si tu es prêt à noter. Terminé.

104:20:36 Collins: Allez-y. Allez-y.

104:20:42 Duke: Roger. Columbia, c’est plus 7 - correction - plus 0,799 pour la latitude, plus 11,730 pour la longitude sur deux. Terminé.

[La différence entre 23,46 degrés (2 x 11,730) et de 23,433 degrés est de 0,023 degré ou 0,6 km au sol. La différence en latitude correspond à 2,8 km à la surface. Avec l’emplacement réel du LM les coordonnées J,65/7,52 sur la carte , la latitude/ longitude que Charlie vient de donner à Mike correspondent aux coordonnées M,5/8,0 sur la carte. Voir la discussion qui suit 104:42:48.]

104:21:02 Collins: Merci. L’altitude reste inchangée?

104:21:08 Duke: Répétez. Terminé.

104:21:12 Collins: Est-ce que l’altitude reste inchangée? Je suppose que ça devrait.

104:21:16 Duke: C’est affirmatif. (Longue pause) Hello, Base Tranquility; Houston. Vous restez pour le T3. Nous avons une série de Données pour la surface si vous êtes prêt à noter. Terminé.

104:21:40 Armstrong: Roger. Compris nous restons pour T3. Restez à l’écoute. (Longue pause) Très bien. Houston. Allez-y avec votre série de Données.

[Ce qui suit sont les temps estimés de lancement pour les passes successives du module de commande au-dessus du site d’atterrissage.]

104:22:30 Duke: Rog’, Tranquility. T4, 106:38:02; T5, 108:36:15; T6, 110:34:30; T7, 112:32:45. Terminé.

104:23:05 Armstrong: Noté. T4, 106:38:07(sic); T5. 108:36:15; T6, 110:34:30; T7, 112:32:45.

104:23:20 Duke: Rog’, Tranquility. Restez à l’écoute. (Pause) Tranquility, Houston. Répétez votre T4 noté. Terminé.

104:23:33 Armstrong: T4, 106:38:07.

104:23:37 Duke: Roger. Correction pour T4: 106:38:02. Terminé.

104:23:49 Armstrong: Avons eu T4, 106:38:02.

104:23:53 Duke: Roger.

[Rupture de communication.]

104:24:51 Duke: Hello, Columbia. Houston. Nous n’allons pas revenir sur le relais MSFN. Nous aimerions que vous alliez au panneau 9 (de contrôle) (et) mettre en position votre VHF à TR. Terminé.

104:25:08 Collins: (Faible) Très bien. Je suis au panneau 9. Prêt à recevoir. Vous voulez que j’émette avec, pour quelque soit la raison?

104:25:14 Duke: Répétez, Mike...

104:25:15 Aldrin: Houston; Base Tranquility. J’ai...(Écoute) Je vais attendre. Allez-y.

104:25:15 Duke: ...Tu es à peu près 2 sur 5.

104:25:21 Collins: Roger. Le panneau 9 est configuré VHF, Recevoir. Vous voulez que j’émette en VHF, pour quelque soit la raison? Pourquoi voulez-vous que je sois en TR?

104:25:31 Duke: Columbia, ici Houston. Mike, nous ne voulons pas que vous émettiez. Nous voulons juste que vous soyez en position dans le cas que vous vouliez parler à Tranquility. Rupture. Tranquility, Houston. Répétez. Terminé.

104:25:47 Aldrin: Roger. J’ai une assez grande différence entre le voltage de pile (des piles) 5 et 6; 6 indique 33.5 et 5 indique 36.5. Est-ce que c’est ce à quoi vous vous attendez? Terminé.

104:26:03 Duke: Roger. Restez à l’écoute. (Pause) Tranquility, Houston. Ils sont en train de monter en voltage. Pas de problème. Nous sommes toujours Go. Terminé.

104:26:19 Aldrin: Roger. 

[Longue rupture de communication. Buzz est maintenant à la page Sur-16, près du bas de la case de cette page. Les piles 5 et 6 sont des piles de l’étage de remontée.]

104:32:38 Duke: Hello, Base Tranquility. Houston.Pourriez-vous s’il vous plaît nous donner maintenant une lecture de toutes les pressions des réservoirs de descente? Terminé.

104:32:56 Armstrong: O.K. Houston. Sur descente 1, carburant et comburant indiquent 10 lb/in²; et descente 2, carburant indique 10 lb/in², comburant 11 lb/in².

104:33:09 Duke: Roger, Tranquility. Merci beaucoup. ‘Out’.

[Rupture de communication.]

104:34:55 Aldrin: Houston, Base Tranquility est prêt à exécuter la mise hors tension et terminer le compte à rebours simulé.

104:35:00 Duke: Roger. Restez à l’écoute. (Longue pause) Hello, Base Tranquility. Houston. Vous pouvez commencer la mise hors tension maintenant. Terminé.

104:35:31 Aldrin: Roger. C’est en cours.

[Ils sont maintenant au haut du Sur-18.]

[Aldrin, compte rendu technique 1969, quoi qu’il en soit, menant à cette décision de terminer le compte à rebours simulé - «Nous leur avons donné un vidage de mémoire E; obtenu un nouveau Carnet ou Carnet CSI pour une remontée à T3. Nous avons ensuite procédé à l’alignement option 3. Continuant à travers la liste de contrôle, regardant les positions des interrupteurs et les panneaux de disjoncteur, nous nous sommes retrouvés avec 10 minutes à faire et essentiellement en avance (qui est, au bon endroit) sur la liste de contrôle. À ce moment-là, nous avons dû commencer la pressurisation de l’APS (Système de Propulsion de Remontée) si nous allions décoller, lisons le reste du compte à rebours simulé et décidons qu’il n’y avait pas de point à s’en tenir à cet horaire en particulier. Nous avons donc terminé le compte à rebours simulé et sommes allé à la séquence initiale de mise hors tension.»]

104:35:37 Duke: Et, Base Tranquility, l’équipe Blanche s’en va en laissant l’équipe Marron prendre la relève. Nous avons apprécié le grand spectacle. C’était du très beau travail les gars.

104:35:47 Aldrin: Roger. Nous ne pouvions pas avoir meilleur traitement de vous tous là-bas.

[Rupture de communication.]

104:39:07 Armstrong: Houston, Tranquility.

104:39:09 Duke: Go, Tranquility. Terminé.

104:39:14 Armstrong: Roger. Notre recommandation à ce point est la planification de l’EVA, avec votre accord, commençant à environ huit heures ce soir, heure de Houston. C’est à peu près 3 heures à partir de maintenant.

104:39:31 Duke: Restez à l’écoute.

104:39:35 Armstrong: Eh bien, nous vous donnons quelque temps pour y penser.

104:39:40 Duke: Base Tranquility, Houston. Nous avons pensé à cela; nous allons l’approuver. Nous sommes prêts pour cette heure. Terminé.

104:39:48 Armstrong: Roger.

[Aldrin, compte rendu technique 1969 - «Nous avions discuté entre nous la possibilité d’évaluer, au cours de ces 2 premières heures, si nous voulions procéder à la période de repos (prévue pour commencer à 104:50) ou de procéder à la préparation de l’EVA. Je pense que nous avions conclu avant la fin du compte à rebours simulé que nous tenions à aller de l’avant avec l’EVA et c’était le moment ici que Neil a appelé la Terre pour leur faire savoir. »]

[Armstrong, compte rendu technique 1969 - «Il y avait deux facteurs que nous pensions avoir une influence sur cette décision. L’un  était  les systèmes du vaisseau et les anomalies que nous aurions pu avoir et que nous aurions voulu régler, et le second a été notre adaptation à un sixième de gravité et aussi nous pensions à ce point que plus de temps dans un sixième de gravité avant de commencer l’EVA serait avantageux ou désavantageux. Essentiellement, mon sentiment personnel était que l’adaptation à un sixième de gravité a été très rapide et était très agréable, facile à travailler, et je pensais qu’à ce moment nous étions prêts à aller de l’avant pour travailler à la surface et j’ai recommandé cela.»]

104:39:56 Duke: Les gars vous avez l’heure de grande écoute à la télé ici.

104:40:08 Armstrong: J’espère que le petit appareil T.V. fonctionne, nous verrons.

104:40:11 Duke: Rog’. (Longue pause)

[J’ai demandé la raison pour emporter l’appareil T.V. noir et blanc par rapport à l’appareil couleur qui a volé sur 10 et plus tard sur 12 et 14.]

[Armstrong - «C’était une  caméra beaucoup plus petite.»]

[Aldrin - «Ils avaient beaucoup plus de flexibilité pour la mettre sur 10 sans déranger les choses.»]

[Armstrong - «Nous avions une caméra couleur, aussi, dans le Module de Commande. Je ne sais pas la réponse à la question spécifiquement, mais cette image (caméra) orthicon était celle avec laquelle nous avions pratiqué et utilisé lors de nos nombreuses simulations au sol. Nous étions soucieux parce que nous n’avions jamais vu une bonne image au sol. Mais les techniciens nous ont assuré que, dans la situation de vol réel, nous obtiendrions une image. Et c’est pourquoi à  ma petite question ici, où je dis “Mais nous verrons”.»]

104:40:31 Duke: Hello, Base Tranquility. Houston. Est-ce que huit heures, heure de Houston était le temps de référence pour ouvrir l’écoutille ou bien l’heure du commencement de la préparation pour l’EVA? Terminé.

104:40:46 Armstrong: Ça serait l’ouverture de l’écoutille.

104:40:48 Duke: C’est ce que nous avons pensé. Merci beaucoup.

104:40:52 Armstrong: Ça pourrait être un peu plus tard que cela, mais en un autre mot, commencer la préparation dans environ une heure.

[Aldrin, compte rendu technique 1969 - «Maintenant, nous avons estimé l’EVA à 8 heures, je pense que c’était un peu optimiste. Le sol a reconnu que, parce qu’ils ont dit, “Voulez-vous dire le commencement de la préparation ou le début de l’ouverture de l’écoutille?”»]

[Les préparatifs de l’EVA durent environ 2 heures nominalement. En réalité, ce sera une heure et demie jusqu’à ce qu’ils débutent, et puis un autre trois heures jusqu’à ce qu’ils ouvrent l’écoutille. Parce que l’EVA sera de courte durée et qu’il y a beaucoup de délais insérés dans l’horaire, le retard ne sera que plus important pour l’audience mondiale attendant ce moment historique.]

[Armstrong - «Cela a toujours été notre plan (pour se préparer à l’EVA à ce stade de la mission), à moins que les circonstances ne l’aient empêché. Cependant, cela n’a jamais été publié.»]

[Aldrin - «Nous voulions que tout changement en soit un de positif. Donc, nous avons établi un ensemble de séquences à la surface pour permettre un délai d’une orbite ou deux ici ou un délai d’une orbite ou deux par-là et notre fatigue à la surface – ce à quoi on ne s’attendait pas du tout! Donc, si c’était de cette façon, nous l’avancerions. Mais, si nous avions été repoussés, alors personne ne l’aurait su. Nous serions restés sur le plan de vol. »]

[Armstrong - «Juste pour se protéger contre les critiques illogiques de la presse si vous retardez quoi que ce soit. Nous ne voulions pas que cela apparaisse comme un échec à notre planification. »]

104:40:57 Collins: Houston, Columbia. Noté Nom 49?

104:41:00 Duke: Restez à l’écoute, Columbia. Base Tranquility, Houston. C’est très bien. Nous sommes prêts à vous aider à tout moment, Neil. Terminé.

104:41:09 Armstrong: Rog’.

104:41:10 Duke: Pause. Columbia, nous voyons le Nom 49. Restez à l’écoute. (Longue pause) Columbia, Houston. Nous avons les données. Nous voudrions un Verbe 34. Terminé.

104:41:46 Collins: Rog’. Reste à l’écoute, Charlie, pour le prochain (Brouillage).

104:41:50 Duke: Roger, Columbia. Comment Tranquility vous apparaît en bas? Terminé.

104:41:58 Collins: Eh bien, la région semble unie, mais je n’ai pas été capable de le voir. J’ai seulement discerné un cratère à proximité et je l’ai identifié.

104:42:08 Duke: Roger. (Utilise)

104:42:14 Collins: Ça semble être une bonne région quand même. (Pause)

104:42:29 Duke: Hello, Columbia. Houston. Je comprends que vous ne pouvez voir Tranquility. Que faisiez-vous? Terminé.

104:42:48 Collins: Houston, Columbia. Je le répète, je ne pouvais pas le voir. L’Auto optique a visé très proche à l’endroit des coordonnées auxquelles vous m’avez données, alors j’ai choisi un petit cratère dans cette région et je l’ai identifié ;  je serai donc en mesure d’avoir des données à répétitions, mais je n’ai pu le voir.

104:42:50 Duke: Roger. Terminé.

[Longue rupture de communication.]

104:20:42, Charlie a donné à Mike une estimation de la latitude et longitude du LM correspondant aux coordonnées M.5/8.0 sur la carte . Près de cet endroit, Mike a dessiné un petit cercle au crayon avec une flèche pointant vers celui-ci. Il y a  un très petit cratère au centre du cercle et c’est peut-être le ‘petit cratère ’ que Mike se réfère ici. Par contre, le cercle peut être associé au premier et au dernier des trois emplacements du sextant que Mike a semblé avoir essayé au cours du passage au-dessus du site d’atterrissage, à environ 108 : 35 : M.8/8.2, P.2/6.3, et M.7/ 8,0. Tel qu’indiqué dans la figure 5-14 du Rapport de la Mission d’Apollo 11, le champ de vue du sextant correspond à un cercle au sol de 3.2 km de diamètre; donc les différences entre M,5/8,0, M,8/8,2, et M,7/8,0 sont sans conséquence. J’ai tendance à penser que Mike a encerclé le ‘ petit cratère ’ une fois le passage tout juste terminé.]

[Aldrin, compte rendu technique 1969 - «Pendant tout ce temps, on pourrait dire que Mike a été occupé à chaque passage, faisant le P22 essayant de trouver où nous étions.»]

104:46:11 Duke: Hello, Base Tranquility. Houston. Sur notre purge DPS et le problème de carburant, notre échangeur de chaleur est dégagé. Il semble que la glace est fondue, et nous sommes en bien meilleure posture maintenant. ‘Out’.

[Rupture de communication. L’excès de pression dans la conduite de carburant de descente a diminué.]

104:49:39 Aldrin: Houston. Tranquility va mettre le mode de poursuite en mode d’acquisition.

[Longue rupture de communication. Ils sont au milieu de la liste de vérification à la page Sur-23. ‘Acquisition’ est le mode manuel dans lequel l’antenne VHF reste pointée dans une direction fixe jusqu’à ce que l’équipage change la visée. Cette étape est additionnée à la main à la liste de vérifications et Aldrin confirme qu'ils l’ont effectuée. L’astronaute Owen Garriott prend le relais à titre de Capcom.]

MP3 Extrait Audio (24 min 40 sec; 24Mo) à partir du réseau des Affaires Publiques, commençant avec les bandes amassées pendant la conférence du post-atterrissage. Extrait courtoisie John Stoll, Technicien senior ACR à Johnson de la NASA.

104:59:27 Garriott: Columbia, Houston. Terminé.

104:59:34 Collins: Columbia. Go.

104:59:35 Garriott: Columbia, Houston. Nous notons que vous manœuvrez très près du blocage de cardan. Je suggère que vous  manœuvriez en dehors de cela. Terminé.

104:59:43 Collins: Ouais. Je tourne autour, faisant une manœuvre Auto CMC aux valeurs du Carnet d’un roulis 270, tangage 101, lacet 45.

104:59:52 Garriott: Roger, Columbia. (Longue pause)

< =1050030 name=1050030>105:00:30 Collins: (semblant de plaisanter) Que diriez-vous de m’envoyer un quatrième cardan pour Noël.

[Armstrong - «C’est Mike à son meilleur. Nous avions quatre plateformes de cardans sur Gemini.»]

[La notion de blocage du cardan n’était pas facile à comprendre - du moins pas pour moi - et l’explication suivante on la doit beaucoup aux collaborateurs au Journal : Spencer Henry, Paul Fjeld, et Neil Armstrong. En résumé, la plateforme inertielle, qui indique à l’ordinateur comment le vaisseau est orienté, est montée à l’intérieur d’un ensemble imbriqué de trois cardans. Le cardan extérieur (OG) est monté sur un axe fixé au vaisseau et l’ensemble est libre de tourner autour de l’axe du cardan- extérieur (OGA). Le cardan du milieu (MG) est fixé à l’intérieur du cardan extérieur positionné à 90 degrés de l’OGA. De même, le cardan intérieur supporte la plateforme et est fixé à une position perpendiculaire à l’axe médian du cardan (MGA).]

[Comme le vaisseau manœuvre, les cardans basculent de manière à maintenir la plateforme dans une orientation absolue. Aux fins de discussion, supposons que le système de plateforme et cardan commence toujours dans la configuration représentée sur le schéma. Maintenant, imaginons que le vaisseau spatial fait une rotation autour de l’OGA. De toute évidence, le système de cardan n’aura aucune difficulté à garder la plateforme bien alignée et, en effet, les trois axes resteront perpendiculaires entre eux peu importe comment grande ou petite la rotation est effectuée.]

[Ensuite, revenons à la configuration d’origine et considérons ce qui se passe si le pilote tourne le vaisseau autour de l’IGA. Encore une fois, pour une rotation quelconque, les trois axes restent perpendiculaires entre eux, avec la plateforme dans son orientation d’origine.]

[Finalement, revenons à la configuration d’origine et considérons ce qui se passerait si le pilote avait effectué une rotation autour de l’axe médian du cardan (MGA) de telle manière à ce que la partie supérieure de l’OGA s’éloigne de nous et que la partie inférieure nous fait face. Ici, les trois axes ne restent pas perpendiculaires entre eux et, si notre pilote devait arrêter la rotation après 90 degrés, nous nous retrouverions avec un blocage de cardan, avec l’IGA et l’OGA alignés. En fait, nous avons maintenant un système à deux axes au lieu d’un système de trois axes, et si, à partir de cette configuration, notre pilote devait faire une rotation autour d’un axe imaginaire perpendiculaire au plan horizontal qui contient les trois axes de cardan, l’orientation de la plateforme changerait et, en fait, tournerait  au même rythme que le vaisseau. D’où l’expression, ‘blocage de cardan’.]

[Une discussion sur l’utilisation d’un quatrième cardan est mise en lien ici".]

105:00:40 Garriott: Columbia, Houston. Vous étiez incompréhensible. Répétez s’il vous plaît.

105:00:46 Collins: Ne tenez pas compte. (Longue pause)

105:01:21 Garriott: Columbia, Houston. Plusieurs items pour vous. Terminé.

105:01:28 Collins: Prêt à noter.

105:01:30 Garriott: Columbia, Houston. En premier lieu, nous voudrions un vidage d’eaux usées de 10 pour cent sur le côté arrière. En second lieu, il ne nous semble pas que nous allons avoir besoin de faire un changement quelconque au plan en ce moment, nous n’allons donc pas nous rebrancher au REFSMMAT de nouveau. Troisième item, je voudrais tous vos réchauffeurs cryogéniques à Auto, et nous sommes prêts pour un rechargement de pile, pile Bravo; ça va durer environ 7 heures. Si vous devez aller dormir, nous allons mettre fin à la recharge de la pile, mais en ce moment, nous pouvons aller de l’avant et débuter le rechargement de la pile sur Batt Bravo. Et l’item final, pour votre configuration SM RCS pour votre période de repos, inscrivez 1 pour le  DAP est 11111; DAP inscrivez 2, 01100. Et votre RCS AUTO sélectionnez les interrupteurs, ‘quad’ Alfa, tangage Jet ouvert seulement, ‘quad’ Bravo tous ouverts, ‘quad’ Charlie et ‘quad’ Delta tous fermés. Terminé.

105:02:57 Collins: Roger. Vidage d’eaux usées à 10 pour cent sur le côté arrière. Utiliser REFSMMAT tel quel, réchauffeurs CRYO en marche sur AUTO, pile B rechargé jusqu’à je vais dormir. DAP est 11111, 01100. Sélectionner ‘quads’ A ouvert seulement à tangage, C et D tous fermés. Terminé.

105:03:22 Garriott: Columbia, Houston. Roger. (Longue pause)

105:04:25 Garriott: Columbia, Houston. Nous allons avoir une mise à jour du vecteur d’état pour vous un peu plus tard. Nous ne sommes pas prêts maintenant.  Et sur un autre sujet Base Tranquility, ils sont prêts à commencer l’EVA plus tôt. Ils s’attendent à commencer la dépressurisation dans environ 3 heures à 108...approximativement 108 GET (Temps depuis le départ). Terminé.

105:04:58 Collins: Ça me semble bon. Dites-leur de prendre un goûter avant qu’ils sortent.

[Rupture de communication. L’écoutille s’ouvrira à 109:07:33.]

105:06:07 Garriott: Columbia, Houston. Nous voudrions votre lecture  PRD lorsque possible, et nous avons vérifié sur votre vidage  EM (‘Erasable-Memory’, Mémoire Effaçable). Tout semble bien aller. (Pause)

105:06:48 Garriott: Base Tranquility, Houston. Terminé.

105:06:54 Aldrin: Allez-y, Houston.

105:06:56 Garriott: Tranquility, Houston. Nous voudrions une lecture de votre PRD (Dosimètre de Radiation Personnel), et nous avons fait une double vérification de votre vidage EM. Tout semble bien aller. Terminé.

105:07:26 Armstrong: Roger. Compris notre vidage de mémoire E. était bon. Dosimètre CDR est 11014. (Pause)

105:07:37 Aldrin: Et LMP est 09011.

105:07:44 Garriott: Roger, Tranquility. ‘Break’. Columbia, nous voudrions que vous vous ré-acq (uisitionné) avec votre (antenne à) gain élevé; tentez un verrouillage manuel. Terminé.

105:08:01 Collins: Au travail.

105:08:11 Aldrin: Houston, ici Tranquility. La lecture LMP (PRD) peut possiblement être 09017. Terminé.

105:08:21 Garriott: Tranquility, Houston. Roger. 09017 est une révision de votre lecture.

105:08:31 Collins: Columbia sur gain élevé.

105:08:32 Aldrin: Je vais vous laisser savoir pour sûr lorsqu’il va soit à 12 ou 18.

105:08:41 Garriott: Tranquility, Houston. Roger. Le personnel médical rapporte que votre dernière lecture, ‘17’, semble être la bonne. Terminé.

105:08:54 Aldrin: Roger. (Pause)

105:09:11 Collins: Columbia sur gain élevé.

105:09:13 Garriott: Roger, Columbia. Votre timbre sonore est beaucoup mieux maintenant. (Longue pause)

105:09:57 Garriott: Columbia, Houston. Demande P00 à Accepter, et nous allons vous télécharger un autre vecteur d’état. Terminé.

105:10:08 Collins: Roger. Allez à P00 et Accepter.

[Rupture de communication.]

105:12:02 Garriott: Columbia, Houston. Nous vous conseillons de mettre la Batt A sur bar de relais Batt. Terminé.

105:12:12 Collins: O.K.

105:12:46 Garriott: Columbia, Houston. Nous avons terminé avec votre ordinateur. Vous pouvez passer à Bloquer.

105:12:53 Collins: Roger. Bloquer.

Rupture de communication.]

105:14:43 Garriott: Base Tranquility, Houston. Terminé.

105:14:53 Aldrin: Allez-y, Houston. Base Tranquility.

105:14:55 Garriott: Base Tranquility, Houston. Nous avons passé en revue la liste de préparations, et le seul changement que nous avons trouvé afin de faire progresser l’EVA, est que vous allez vouloir différer le changement de l’hydroxyde de lithium après l’EVA au lieu qu’avant. Terminé.

105:15:19 Aldrin: Roger. Nous voudrions simplement faire le changement le plus tôt et larguer le vieux. Terminé.

[Rupture de communication. Au cours de la revue de la mission en 1991, j’ai constaté que cet échange semblait un peu étrange à la lumière des commentaires avant que l’équipage ait eu l’intention de faire une EVA tôt si tout allait bien.]

[Aldrin - «Je ne sais pas s’ils (voulant dire les personnes dans la salle de contrôle) étaient tous au courant de notre plan.»]

[Armstrong - «Ils ont sûrement été par le livre.»]

[Le Système de Contrôle de l’Environnement (ECS) contient deux cartouches d’hydroxyde de lithium pour éliminer le dioxyde de carbone de l’air dans la cabine. Comme indiqué sur la page EC-7  dans le Grumman Lunar Module News Reference, la cartouche principale a une capacité d’environ 41 heures-personnes. La cartouche secondaire, identique aux cartouches utilisées dans les PLSS, a une capacité d’environ 18 heures-personnes. Le plan de vol mentionne le remplacement de la cartouche primaire après la période de repos après l’atterrissage à environ 109:30, soit environ 20 heures-personnes d’utilisation. La cartouche de remplacement serait alors utilisée jusqu’au rendez-vous et amarrage à environ 128 heures. En soustrayant environ six heures par personne pour l’EVA, la cartouche de remplacement était prévue pour environ 31 heures-personnes d’utilisation. De toute évidence, il y a beaucoup de marge dans chacune des deux cartouches et, en plus, ils ont une capacité de sauvegarde d’environ 20 heures-personnes dans la cartouche secondaire.]

105:16:21 Garriott: Base Tranquility, Houston. Nous voudrions que vous retardiez le changement du LiOH qu’après l’EVA. Il y a une possibilité de larguer la cartouche lorsque vous larguez vos PLSS. Terminé.

105:16:39 Aldrin: Très bien. Nous allons planifier dans ce sens. Terminé.

105:16:42 Garriott: Roger, Tranquility.

[Rupture de communication.]

105:17:52 Garriott: Columbia, Houston. Terminé.

105:17:58 Collins: Houston, Columbia.

105:17:59 Garriott: Columbia, Houston. Nous voyons votre température EVAP OUT descendre. Demandons que vous alliez à la commande de température manuel et que vous le remontiez. Vous pouvez vérifier les procédures dans ECS MAL 17. Terminé.

105:18:20 Collins: Roger, Houston.

105:19:49 Garriott: Columbia, Houston. J’ai une mise à jour du P22 pour vous.

105:19:57 Collins: Columbia. Allez-y.

105:19:59 Garriott: Columbia, Houston. Votre P22 AUTO – point de repère optique ID sur le LM. T1, 106 plus 30 plus 31; T2, 106 plus 35 plus 41, 2 milles nautiques Sud. Votre TCA, 106 plus 37 plus 16. Angle d’axe 357,9 et angle de pivot 44,3. Terminé.

105:20:46 Collins: Roger. Merci.

105:21:35 Garriott: Columbia, Houston. Nous avons votre LOS dans 3 minutes. AOS va être 106 plus 11. Terminé.

105:21:47 Collins: Roger

[Longue rupture de communication.]

105:25:29 Aldrin: Houston, Tranquility. Terminé.

105:25:31 Garriott: Tranquility, Houston. Allez-y.

105:25:38 Aldrin: Roger. Ici le pilote du LM. Je voudrais prendre l’occasion pour demander à tout le monde qui écoute, qui que ce soit et d’où qu’il soit, de faire une pause pour un instant et de contempler les évènements passés des dernières heures pour rendre grâce à sa manière. Terminé.

105:26:08 Garriott: Roger, Base Tranquility.

[Longue rupture de communication.]

[Comme il décrit dans son livre ‘Return to Earth’, Buzz prend la communion.]

[Aldrin - «Une étape essentielle pour éviter de la publicité négative des gens comme Madalyn Murray O’Hair (une athée militante de l’époque qui a ensuite été impliquée dans une bataille juridique avec la NASA au cours de la lecture de la Genèse par les membres d’équipage d’Apollo 8). Mais je pense que le temps a passé. Je pense que ça projette une image positive, (même si) ce ne serait pas mon choix aujourd’hui, de faire quelque chose pendant cette période. »]

[Finalement, la Cour suprême américaine a rejeté le procès, Mme O’Hair vs Apollo 8.]

[La série de lignes qui suit est produite par une manipulation non intentionnelle des microphones. L’équipage est en mode de communication ‘messagerie vocale instantanée’. Chacun d’eux portes un casque ‘Snoopy’et un microphone, mais, pour parler, ils doivent appuyer sur un bouton sur le câble les reliant au panneau de communication, ou bien ils doivent presser un déclencheur sur le contrôleur manuel. Le bouton du câble est retenu par un velcro sur la cuisse et, s’ils se penchent vers l’avant, il est possible de le presser accidentellement.]

105:35:03 Aldrin: C’est sur le point de tomber.

105:35:07 Armstrong: À vrai dire, ça n’a pas l’air de couler du tout.

[Armstrong - «Je pense que nous prenions une bouchée ici, clairement, nous parlions entre nous des sujets du moment, mais je ne sais pas précisément ce que c’était. Rien ne tient.»]

[Très longue pause de communication. La transmission suivante de Garriott arrive à peu près au même moment qu’Armstrong a initialement estimé qu’ils seraient prêts à débuter les préparations de l’EVA.]

105:47:17 Garriott: Base Tranquility, Houston. Nous aimerions une estimation d’où vous en êtes avec votre repas et quand vous pouvez être prêt à commencer vos préparatifs de l’EVA. Terminé. (Pause)

105:47:43 Armstrong: Je pense que nous allons être prêts à commencer les préparatifs de l’EVA dans environ une demi-heure ou plus.

105:47:50 Garriott: Roger, Tranquility.  

[Très longue rupture de communication. L’astronaute Bruce McCandless reprend son poste de Capcom pour l’EVA. J’ai demandé si l’équipage avait contribué à la sélection des membres de l’équipe de soutien.]

[Aldrin - (Pour Neil) «Tu as demandé Charlie (Duke d’être le Capcom lors de l’atterrissage) pourquoi cela? Je crois que nous étions assis dans le MOCR au cours (Apollo 10)...»]

[Armstrong - «Je ne peux me souvenir. Il semble très probable que nous aurions voulu utiliser quelqu’un qui avait participé à une simulation de mission complète au cours de la même séquence d’exercices d’événements.»]

[Aldrin - «10 a volé en mai et, jusqu’à ce qu’il a volé, nous n’avons pas vraiment abordé nos simulations chargées et intenses. Nous n’avions donc pas besoin d’avoir un Capcom attribué pour nous; seulement, qu’après cela. Si je me rappelle bien, nous n’avions aucune raison particulière de préférence quelconque, sauf que nous avons convenu que Charlie avait semblé avoir fait un bon travail. ‘Parce que nous l’entendions gérer les conversations avec Apollo 10’.»]

[Alors j’ai demandé ce qui constitue une ‘une simulation complète’.]

[Armstrong - «Ça pourrait être simplement la descente du LM, mais autant de personnes qui seraient effectivement impliquées dans les circonstances réelles participeraient à leur poste normal. Tout le monde au Contrôle de la Mission, les gens en arrière-salles, le Capcom  et l’équipage seraient dans les simulateurs , parfois avec les deux simulateurs, le module de Commande et le module Lunaire habité simultanément. »]

[Collaborateur au Journal, Mike Dinn, qui a été directeur adjoint à la station de Honeysuckle Creek Tracking (HSK) lors d’Apollo, écrit: «En rétrospective, je suis étonné de la confiance que nous (l’ensemble du projet Apollo) avions, mais tout ce qui est possible avait été fait pour se préparer, y compris une planification inattendue. »]

[«La capacité de simulation maison dans notre HSK est apparue à la suite d’une visite que j’ai eue à Houston, où j’ai assisté à plusieurs simulations MOCR en ‘Réseau’. J’ai réalisé que nous, à la station, n’avions pas la même profondeur de possibilités d’intervention que l’équipe du Contrôle de Vol. Alors, quand je suis rentré au HSK, et avec le soutien de Tom Reid (directeur du HSK), nous avons décidé de construire une capacité interne autour des excédents de consoles à partir du navire de poursuite  CSQ - que j’ai choisis à Fremantle - et diverses autres pièces d’équipement pour assembler les nombreux spectres (de fréquences radio)d’Apollo.  À un certain moment donné, j’ai même approché Howard Kyle à Houston, pour voir si nous pouvions mettre la main sur un excédent / de pièces de rechange/ d’un prototype PSP (processeur de signal avertisseur), qui mixe les différents signaux dans le CSM - mais sans succès. La seule chose que nous n’avons pas pu simuler est l’accent d’astronaute américain et la voix du Capcom, ainsi, nous avions un certain nombre de voix laconiques australiennes prétendant atterrir et marcher sur la surface lunaire. C’était un peu raté.»]

[«Les simulations ont été importantes pour construire une confiance. J’ai l’habitude de dire que le projet Apollo a utilisée environ seulement 5 pour cent de la capacité de soutien pour une mission nominale, mais nous sommes arrivés à 95 pour cent pour (la mission) 13. C’était la mission où les opérateurs récepteurs ont gagné leur argent – en déterminant les signaux du LM  de celui du S-IVB sur la même fréquence. Nous avions quatre récepteurs au HSK, quatre à Tidbinbilla et deux à Parkes; tous à l’essai. »]

MP3 Extrait Audio (25 min 07 sec; 24Mo) à partir du réseau des Affaires Publiques commençant à environ 105:52:17. Extrait courtoisie John Stoll, Technicien senior ACR à Johnson de la NASA.

106:11:07 Collins: Houston, Columbia. Comment me recevez-vous?

106:11:12 McCandless: Columbia, Columbia. Ici Houston...

106:11:14 Armstrong: Houston, ici Base Tranquility. Nous commençons nos préparatifs de l’EVA.

106:11:23 McCandless: Base Tranquility, ici Houston, Roger. Noté. Vous commencez les préparatifs de l’EVA. ‘Break’. ‘Break’. Columbia, Columbia. Ici Houston. On vous entend haut et fort. Terminé.

106:11:35 Collins: Vous êtes haut et fort. Le vidage de l’eau usée est rendu à 10 pour cent. J’ai une question sur le P22. Voulez-vous que je fasse un autre P22, ou toute cette information est juste pour mon propre usage pour la localisation du LM pour des besoins photographiques?

106:11:49 McCandless: Columbia, ici Houston. Nous demandons que vous effectuiez un autre P22. Nous voudrions que vous laissiez l’Optique Auto prendre en charge le repérage et de consacrer vos énergies en essayant de trouver  (visuellement) le LM à la surface. Si vous pouvez trouver le LM, bien sûr. Nous sommes à la recherche de marques dessus; mais localiser des caractéristiques géographiques ne nous donne rien de bon. Terminé.

106:12:18 Collins: O.K. Très bien. Je vais le faire.

[Owen Garriott a donné les paramètres de l’Optique Auto à Mike à 105:19:59.]

[Armstrong - «Il y avait plusieurs raisons d’essayer de trouver le LM à la surface, je dirais d’abord qu’ils voulaient savoir s’ils pouvaient le voir à partir du module de Commande. Deuxièmement, ils voulaient essayer d’aider à établir sa position. Beaucoup de gens étaient intéressés par où nous avions atterri, en particulier ceux qui ont été impliqués dans le contrôle d’orientation de la trajectoire de descente. Après tout, pour les vols ultérieurs, nous allions essayer d’aller à des endroits précis sur la surface et nous avions besoin d’obtenir toutes les informations que nous pouvions avoir, concernant les méthodes qui pourraient aider à la précision. Toutefois, dans cette transcription, nous n’avons  pas ce sentiment d’inquiétude. Certes, ça n’a pas affecté sur ce en quoi nous avons beaucoup fait. Même les gens au sol ne pensent pas qu’il s’agissait d’un événement catastrophique. Mais le fait était qu’ils ne savaient pas exactement où nous étions, et ils voulaient savoir s’ils pouvaient.»]

[Aldrin -«Eh bien, je suppose que c’est possible que cela puisse affecter la facilité de rendez-vous. Mais vous savez que, une fois  décollé, vous allez approcher à proximité (du CSM). Et, dès que vous commencez à obtenir les données du (radar de rendez-vous), ça se précise. Sauf si vous êtes hors champ, vous n’allez jamais l’acquérir.»]

[Armstrong - «Il est probablement utile de mentionner que les perturbations par les Mascons étaient encore une préoccupation. Ils ont essayé de réduire l’erreur de ces incertitudes, au point que nous aurions pu accroître la confiance d’atterrir à un point particulier sur la surface.»]

[«Concentrations de masse ‘Mascons’, sont des variations de densités locales dans la croûte lunaire qui produit des irrégularités dans le champ gravitationnel lunaire qui, à son tour, perturbent les orbites des satellites. Les ‘Mascons’ sont généralement associés avec les mers et ont été découverts lorsqu’on a remarqué que les orbites des satellites ‘Lunar Orbiter’ variaient dans ce qui était, au début, de façon imprévisible. Au moment de la mission Apollo11, les experts commençaient tout juste à comprendre les perturbations orbitales dans la ceinture équatoriale. Par contre en dehors de cette région, il y avait trop peu de données pour construire des modèles précis et, quand vint le moment de voler Apollo 15 et 17, les deux missions qui atterriraient bien loin de l’équateur, la perturbation des orbites pour ces deux modules de Commande pourraient ne pas être prédites avec certitude.]

106:12:19 Collins: Et sur le système ECS, quoi qu’était le problème, il semble avoir disparu sans changement au senseur J52 ou quelque chose comme ça. La température de la sortie de mon évaporateur glycol est maintenant en hausse au dessus de 50, et c’est très confortable dans le cockpit; donc nous allons parler de celui-là plus tard.

106:12:43 McCandless: Roger, Columbia. Êtes-vous passé en commande manuelle, où bien le problème s’est résolu par lui-même sous la commande Auto? Terminé.

106:12:52 Collins: Le problème est parti sous Auto.

106:12:55 McCandless: Roger. C’est la meilleure chose. ‘Out’.

106:12:56 Collins: Je l’ai réinitialisé d’Auto à Manuel, de retour à Auto.

106:13:05 McCandless: Houston. Roger. ‘Out’.  

[Longue rupture de communication.]

MP3 Extrait Audio (44 min 25 sec; 43Mo) à partir du réseau des Affaires Publiques commençant à environ 106:17:25. Extrait courtoisie John Stoll, Technicien senior ACR à Johnson de la NASA.

106:22:56 McCandless: Base Tranquility. BaseTranquility. Ici Houston. Terminé.

106:23:05 Armstrong: Allez-y, Houston.

106:23:07 McCandless: Tranquility, ici Houston. Nous avons besoin d’une deuxième série de lectures PRD afin que nous puissions établir un taux. Terminé.

106:23:19 Armstrong: D’accord. Restez à l’écoute. (Pause) Lecture du CDR est11014. (Pause)

106:23:44 Aldrin: Lecture de LMP est 09017 et trois quarts.

106:23:52 McCandless: (Pouffer de rire pendant le ‘3/4’) Tranquility, ici Houston. Nous notons vos lectures. ‘Out’.

[Les lectures sont inchangées depuis l’atterrissage.]

[Longue rupture de communication.]

106:29:26 Collins: Houston, Columbia. Comment me recevez-vous sur Omni D, ‘Dog’?

106:29:30 McCandless: Columbia, ici Houston. Nous vous entendons très fort avec du bruit à l’arrière-plan sur Omni D. Terminé.

106:29:41 Collins: D’accord. Je vais rester sur D pendant un certain temps. Je suis sur le point d’entrer dans P22 (un programme de repérage, lequel garde le sextant fixé à l’endroit de la cible au sol au moment où il passe au-dessus.)

106:29:45 McCandless: Roger. ‘Out’.

[Longue rupture de communication.]

106:36:16 Collins: Houston, Columbia. J’arrive à temps pour le premier passage donc je pourrai être capable de voir le LM. Avez-vous quelque repère qui peut m’aider ici? L’optique Auto poursuit entre deux cratères. L’un deux, comme le LM le voit, serait long à 11 heures. L’autre serait court et en arrière de lui à 5 heures. (Pause) Ils sont de gros vieux importants cratères (ou) dépressions.

106:36:44 McCandless: Restez à l’écoute. (Longue pause) Columbia, ici Houston. Le mieux qu’on puisse faire pour le caractéristique topo est de vous aviser de regarder vers l’ouest pour des cratères de forme irrégulière, et ensuite vérifier vers le sud-ouest de ceux-ci. Terminé. (Pause) Columbia, Houston. Une autre possibilité est le bord sud des deux vieux cratères plus au sud. Terminé.

[Rupture de communication.]

[Contrairement aux autres pilotes du module de Commande, Mike ne cherche pas à faire des observations géologiques formelles en orbite - pour de bonnes raisons que Neil a expliquées lors de la revue de la mission en 1991.]

[Armstrong - «Je pense que d’après Mike - et je partage ceci – c’était sa responsabilité de prouver d’opérer seul le module de Commande et de Service - une pièce de machinerie très complexe- pour la première fois, pour une durée prolongée, et en même temps avec un vaisseau spatial au sol, il avait besoin de démontrer les procédures de communication et bien d’autres choses. C’était une approche tout à fait appropriée pour ce vol; et c’était un travail à temps plein.»]


[Dans le rapport de la mission Apollo11, la figure 5-14 montre les endroits donnés à Mike dans ses tentatives pour trouver le LM. Chacun des petits carrés d’un  côté est de 1 km et les cercles, qui représentent le champ de vision approximatif du sextant, sont chacun d’environ 3,2 km (2 milles) de diamètre. Pour ce deuxième passage depuis l’atterrissage, Houston demande à Mike de regarder  dans une région à environ 2,5 km au Nord du premier endroit déjà examiné. Le cercle 2 est centré à environ N,5/7,5, mais, comme indiqué dans le relevé de notes et de commentaires à 106:43:08, la région où il a examiné est représentée par l’ellipse centrée à environ M,8/6,9 qu’il a dessiné sur la copie de vol du LAM-2.]

106:38:42 Collins: Roger, Houston. Columbia. Fausse joie. J’ai gardé les yeux collés au sextant cette fois, espérant d’apercevoir un flash de lumière spectaculaire provenant du LM, mais je n’ai pas été en mesure de voir quoique ce soit dans mon secteur visé que vous avez suggéré.

106:38:56 McCandless: Roger. Au sud de ces vieux cratères, il y a un petit cratère brillant sur le rebord Sud. Un relevé le placerait un peu vers l’ouest de ce petit cratère, environ 500 à 1000 pieds. Voyez-vous quelque chose dans ce coin? Terminé.

106:39:19 Collins: Il est dépassé maintenant, Bruce, mais j’ai scruté de très près cette région dont vous parlé, et non, je n’ai rien vu.

106:39:26 McCandless: Roger. ‘Out’. (Longue pause) Columbia, ici Houston. Terminé.

106:40:28 Collins: Allez-y.

106:40:33 McCandless: Columbia, ici Houston. Sur votre carte LAM-2, nous voudrions confirmer la région topographique à laquelle vous regardiez à cette dernière période d’observation. La manière dont nous vous comprenons, vous regardiez dans la région de Papa 7 jusqu’à  November 8. Est-ce bien cela? Terminé.

106:40:59 Collins: Restez à l’écoute.

106:41:01 McCandless: Roger.

[Rupture de communication.]

[Papa 7 est l’intersection de la ligne horizontale ‘P’ avec la ligne ‘7’ verticale. Le site d’atterrissage réel est proche de J 0,7 et 7,4, c’est à sept dixième de la distance entre la ligne ‘J’à la ligne ‘K’ et quatre dixième de la ligne ‘7’ à la ligne ‘8’. Notez que les lignes représentent un kilomètre entre elles.]

106:43:00 Collins: Houston, Columbia.

106:43:02 McCandless: Allez-y, Columbia.

106:43:08 Collins: Un des cratères dont je parlais est localisé exactement à Mike 6,7 (sur LAM-2).

[Ce cratère se trouve dans la partie sud-ouest de l’ellipse dessinée à la main.]

106:43:19 McCandless: Roger. Nous avons trouvé celui-là.

106:43:21 Collins: L’autre est localisé à 7...(Écoute) L’autre est localisé à 7,2, deux tiers de distance entrent Mike et Nan.

[Ce cratère se trouve dans la partie nord de l’ellipse dessinée à la main.]

106:43:36 McCandless: Roger. Nous croyons que vous regardez trop loin vers l’Ouest et le Sud. Terminé. (Longue pause)

106:44:03 Collins: Roger. Compris. Je regardais ou l’optique Auto poursuivait, en moyenne; et (je) comprends qu’il aurait été plus au nord et plus à l’ouest; en fait un petit peu à l’extérieur du cercle, hein?

106:44:17 McCandless: Plus au nord et un petit peu plus vers l’est. Les caractéristiques que je vous décrivais- le petit cratère brillant sur le rebord du large, assez vieux cratère- serait d’environ Mike 0,8 et 8,2. Terminé.

[Ce cratère est environ 200 mètres à l’est du ‘petit cratère’ que Mike a encerclé à M,7/8,0.]

106:44:40 Collins: Eh bien, donnez-moi seulement votre meilleure estimation quant à son emplacement dans ce système de coordonnées, et je vais le tracer sur ma carte à partir de là.

106:44:48 McCandless: Roger.

[Longue rupture de communication.]

106:48:54 McCandless: Base Tranquility, ici Houston. Pouvez-vous nous dire où vous en êtes avec la liste de vérifications de la surface en ce moment? Teminé.

106:49:07 Aldrin: O.K. Nous sommes en haut de la page 27.

106:49:11 McCandless: Roger. ‘Out’.  

[Rupture de communication]

[Sur la liste de vérifications à la page Sur-25, la mention ‘BTH’ signifie ‘tous les deux’. ‘UTCA’ est l’Ensemble de Transfert du Prélèvement d’Urine. Chacun d’eux est muni d’un collecteur d’urine genre condom, lequel via un tuyau court, se vide dans un sac de collecte. À son tour, le sac de collecte est relié à une soupape-connecteur sur la cuisse droite qui peut être raccordée à un ensemble de sacs-tuyau externes. Ici, ils vident les sacs de collecte de leur combinaison. Ils placeront le sac extérieur dans une poche de délestage pour être jetés. Le ‘PGA’ est l’Ensemble de vêtements pressurisés, ou, tout simplement, la combinaison. La valve de dérivation montée sur la poitrine du ‘PGA’ permet à l’astronaute, soit de faire sortir la totalité du flux d’oxygène de sa combinaison à partir d’un évent dans la collerette (position verticale) ou de détourner une partie du flux dans les bouches de ventilation du torse (position horizontale). À  la dernière ligne du paragraphe Statut de l’Équipage, ils vérifient les petits fermoirs sur les serrures de la glissière principale - littéralement, les serrures des serrures].

[La carte de Transition pour l’EVA d’un homme serait utilisée dans le cas ou, avant la dépressurisation de la cabine, l’un des ‘PLSS’ (Système de Support de Survie Portable, ou appareil dorsal) s’avère inopérant. Les Cartes de Configuration de  l’EVA finales montrent la configuration du disjoncteur qu’ils veulent avant les procédures de dépressurisation énumérées sur la carte nº 1 de l’EVA. Ils vont coller et agrafer ces cartes sur le panneau en face d’eux afin qu’ils puissent être lus sans être manipulés. ‘L’AOT’ est le Télescope d’Alignement Optique monté près du haut du panneau. Parce qu’il  est allongé dans la cabine de sorte, qu’il y ait des barres de protection pour l’empêcher d’être endommagé par un PLSS en mouvement, un casque, ou la tête.]

[La caméra en référence près de la fin de Sur-25 est la caméra 16 mm laquelle, sur la page Sur-26, ils positionnent dans la fenêtre de Buzz de sorte que les premières parties de l’EVA peuvent être filmées. ‘L’LHSSC’ est le Compartiment de Rangement côté gauche qui est sous le panneau disjoncteur de Neil (CB(11) ) sur la cloison à sa gauche. Dans le milieu de la page, ils préparent la caméra Hasselblad (HBLAD) qu’ils vont utiliser à la surface et, aussi, un Hasselblad non EVA (HSLB) lequel ils vont garder dans la cabine comme discutée à 109:16:34 et le ‘HCEX’ qui est l’Ektachrome Couleur Haute-Vitesse. Le ‘LEC’ est L’Équipement de Transport Lunaire, un dispositif -corde à linge- qu’ils vont utiliser pour déplacer du matériel entre la cabine et la surface. ‘L’ISA’;est une Place de Rangement Intérimaire, un ensemble de sacs de rangement à parois souples sur un châssis qui s’adapte sur une paroi du PLSS de Neil. L’ISA peut être vue sur la gauche, à l’arrière de Neil sur la photo d’entraînement KSC-69PC-319. ‘TTHR’ est un point d’attache, et l’un des points d’attache peut être vu sur la hanche droite de la combinaison de Neil sur la photo d’entraînement.]

[À la page Sur-27, ils commencent à enfiler le PLSS et le Système d’Épurateur d’Oxygène (OPS). L’OPS se trouve sur le dessus du PLSS et, au cas ou il est nécessaire, peut fournir jusqu’à 1 heure d’oxygène ou 30 minutes d’oxygène et de refroidissement. Notez la haute pression dans la bouteille d’oxygène de l’OPS. Le ‘RCU’ L’Unité de Contrôle à Distance montée sur le torse qui contient une panoplie de jauges, de drapeaux d’alerte, de contrôle et de commutateurs utilisés pour faire fonctionner et surveiller le PLSS.]

[Au cours de la revue de mission de 1991, j’ai remarqué que les listes de vérifications pour cette partie de la mission – revêtir la combinaison, etc., sont très détaillées par rapport aux listes de vérifications utilisées dans les missions ultérieures.]

[Armstrong - «C’est une procédure assez compliquée, et les conséquences d’avoir une connexion mal verrouillée sont (sic, signifie ‘sont’) sévères. C’était une partie ou nous voulions être très sûrs d’avoir fait les procédures appropriées. Bien sûr, nous n’avons pas développé ces procédures de nous-mêmes. Elles ont été réalisées par le groupe en entier. Mais nous les avons utilisées dans nos simulations au sol et les avons acceptées comme étant raisonnables. Je pense que c’est vrai, en parlant du travail à la surface, que nous avons envisagé que nous le ferions à un rythme mesuré et en nous assurant tout au long que nous avions fait correctement chaque étape. »]

[Aldrin - «Vous développez un raccourci après un certain temps, et je suis convaincu que, pour les missions ultérieures, les gars supervisant  la formation pour les Préparations de l’EVA se sentaient en grande confiance. Et que, peut-être au début, quand vous construisez une liste de vérifications, vous mettez beaucoup de détails  parce que vous préférez en avoir trop que pas assez.»]

[Armstrong - «Permettez-moi de dire que les combinaisons ont été les mêmes combinaisons de base qu’elles avaient été lors des vols précédents (qui sont de Apollo 7 à 10). Donc (ayant été sur l’équipage de relève d’Apollo 8) nous connaissions les combinaisons en général et comment elles fonctionnaient. Les exigences de l’EVA, de revêtir les combinaisons dans le module Lunaire, ont posé de nouvelles exigences, des nouvelles compréhensions et de nouvelles procédures que nous avons aidées à développer. Nous avions été l’équipage de relève pour Apollo 8 et, bien qu’il y ait eu des combinaisons (sur 8), il n’y avait rien de tel comme ces préparations pour l’EVA. »]

106:50:29 Collins: Houston, Columbia. Terminé.

106:50:31 McCandless: Allez-y, Columbia.

106:50:38 Collins: Roger. Je vous ai finalement sur Omni D. Je n’ai pas eu de succès en essayant de vous avoir sur le gain élevé, et je suis passé de la Commande Réinitialisation à Procédé. Comment me recevez-vous maintenant?

106:50:46 McCandless: Roger. On vous entend fort avec du bruit en arrière-plan. Je comprends que c’est l’Omni Delta ou l’Omni Bravo? Terminé.

106:50:56 Collins: L’Omni Delta et vous étiez coupés. Je n’ai jamais eu vos coordonnées sur la position estimée du LM. Terminé.

106:51:04 McCandless: Columbia, ici Houston. La position estimée du LM est plus 0.799 de latitudes, deux plus au-dessus de 11.730 de longitudes. Sur votre carte, placez là...Restez à l’écoute pour la carte et (donne-moi une) relecture sur latitude et longitude.

106:51:46 Collins: Ouais. Latitude et longitude au-dessus de : 799 et 11730 sont ceux que (j’ai) utilisé dans P22. Mais ce qui m’intéresse sont les coordonnées de la grille sur la carte que nous utilisons.

106:52:01 McCandless: Roger. Nous allons vous les fournir dans une seconde.

106:52:08 Collins: Merci. (Longue pause) Houston, Columbia. Pourriez-vous activer le relais Bande-S au moins dans le sens d’Eagle à Columbia pour que je puisse entendre ce qui se passe?

106:53:12 McCandless: Roger. Il n’y a pas grand-chose qui se passe en ce moment, Columbia. Je vais voir ce que je peux faire à propos du relais. (Pause) Columbia, ici Houston. Êtes-vous au courant qu’Eagle planifie l’EVA environ 4 heures plus tôt? Terminé.

106:53:33 Collins: Affirmatif. Qu’elle est l’heure estimée de l’ouverture de l’écoutille en ‘GET’?

106:53:39 McCandless: Roger. Quelque part aux alentours de 108 heures. Nous allons avoir une mise à jour pour vous un peu plus tard.

106:53:52 Collins: Très bien. Je n’ai entendu aucun mot de ces gars, et je pensais que je les entendrais par le biais de votre relais sur Bande-S.

106:53:57 McCandless: Roger. Ils sont à peu près à la page 27 de la liste de vérifications pour la surface, les procédures vont bien.

106:54:09 Collins: Heureux d’entendre cela. Vous avez une bonne foule au MCC (Centre de Contrôle de la Mission)? (Longue pause)

106:54:40 McCandless: ‘Roger’ votre dernière (transmission), Columbia.

106:54:46 Collins: Roger. Je m’attends à ce que vous avez probablement environ neuf Capcom et onze Directeurs de Vol avec sans endroit pour se brancher (aux consoles).

106:54:53 McCandless: (Avec un sourire dans sa voix) Roger. ‘Out’. 

[Photo de la NASA S69-39600 montre Pete Conrad et Al Bean, et, derrière eux, leurs relèves, Dave Scott (derrière Al) et Jim Irwin, suivant les activités d’Apollo 11 après l’atterrissage.]

106:55:00 Collins: Ce ratio peut-être même être inversé. (Longue pause) La température à la sortie de l’évaporateur du glycol est de 50 degrés (Fahrenheit, 10 C) et le confort ici est très bien.

106:55:43 McCandless: Roger. Nous notons 50 degrés pour le glycol, et l’index pour le confort est bien. (Longue pause)

106:56:24 Collins: Et, si vous m’excusez un instant, je vais aller me faire une tasse de café.

106:56:28 McCandless: Roger. (Pause) Apollo... (Se corrigeant) Columbia, ici Houston. Vos coordonnées sur la carte (pour le LM) sont Papa décimal 2 et 6 décimal 3 sur le graphique LAM-2. Terminé. (Pas de réponse; Longue pause) Columbia, ici Houston. Avez-vous noté les coordonnées pour le LM? Terminé. (Pas de réponse)

[Il n’y a rien de dessiné à cet endroit sur la carte de vol.]

[Rupture de communication.]

106:58:49 McCandless: Columbia. Columbia. Ici Houston. Si vous m’entendez, nous demandons un lacet de 180, un tangage de 0 pour l’antenne à gain élevé. Je répète, lacet 180, tangage 0 pour le gain élevé. Terminé. (Pas de réponse)

[Longue rupture de communication.]

MP3 Extrait Audio (28 min 30 sec; 27Mo) à partir du réseau des Affaires Publiques commençant à environ 107:02:02. Extrait courtoisie John Stoll, Technicien senior ACR à Johnson de la NASA.

107:02:15 McCandless: Columbia, Columbia, ici Houston. M’entendez-vous? Terminé.

[Rupture de communication.]

107:05:15 Collins: Houston, Columbia sur gain élevé.

107:05:18 McCandless: Columbia, ici Houston on vous entend fort et clair. Terminé.

107:05:25 Collins: Je vous entends fort et clair, Bruce.

107:05:26 McCandless: Roger, Mike. J’ai vos coordonnées...

107:05:29 Collins: Quoi de nouveau?

107:05:31 McCandless: Bien, je pense que, ce qu’il y a de nouveau, est que nous avons plus de coordonnées pour vous sur la position du LM. Terminé.

107:05:41 Collins: Prêt à noter.

107:05:43 McCandless: Roger, Mike. Papa 0,2 et 6,3 sur votre graphique LAM-2. Terminé.

107:06:02 Collins: Roger. Papa 0,2 et quelle virgule trois?

107:06:05 McCandless: Six virgules trois, je répète, six virgules trois. (Pause)

107:06:17 Collins: Merci. Papa 0,2 et 6,3. Je vais l’essayer.

107:06:21 McCandless: Roger. (Longue pause)

[Le site d’atterrissage actuel est environ à 0,7 et 7,4 Juliett (sur LAM-2).  Le cratère West est environ à 0,5 et 8,1 Juliett. Notez que chacune des cases de LAM-2 représente un kilomètre carré. En raison de l’élévation du terrain vers l’ouest, l’ombre du LM, qui est à son plus haut, n’est que d’environ 20 mètres de long.]

107:06:57 Collins: O.K. Ce que vous dites est, si tu regardes Cat’s Paw, puis c’est à peu près, Oh! Son doigt du milieu; un petit peu...une à deux heures de son doigt du milieu. Est-ce bien cela?

[Cet emplacement (P,2 /6,3) est marqué sur un détail de LAM-2G et, comme il peut-être vue dans la Figure 5-14 du Rapport de la Mission Apollo11, il est complètement en dehors de l’ellipse d’atterrissage qu’aucun champ de vision des sextants n’étaient à l’intérieur de cette ellipse.]

[Comme indiqué dans le commentaire après 102:55:49, une caractéristique centrée juste à l’ouest de l’ellipse d’atterrissage sur une partie d’une Carte d’Aperçue de Descente et marquée Cat’s Paw (patte de chat) est plus de cinq kilomètres au sud-ouest de P,2/6,3. Cette conversation indique que Mike écrit le groupe des cratères dans un carré délimité par les lignes M, R, 6, et 10, comme je l’ai indiqué sur le détail LAM-2G.]

107:07:16 McCandless: Roger. Environ une à deux heures du doigt du milieu si vous utilisez 12 heures étant vers l’ouest. Terminé.

107:07:29 Collins: (En plaisantant) Cela doit être la façon que les chats font face (sur la Lune). Très bien je suis avec vous.

[Mike peut avoir mentionné le ‘le doigt du milie’ pour que Bruce et lui-même soient assurés qu’ils ont bien lu la carte de la même façon. Évidemment, il est un peu amusé que l’on cherche à identifier un emplacement basé sur un dessin qui ressemble que très faiblement à une empreinte de patte de chat.]

[Phil Stooke note qu’après le vol, dans un graphique sans titre au Manned Spacecraft Center, il trouva dans la bibliothèque du Lunar and Planetary Institute de Houston (312k), les grands cratères dans la région que Mike et Bruce ont discutée, spécialement le plus grand à la forme d’une demi-lune, font partie d’un dessin portant la mention ‘Le Z’.]

107:07:33 McCandless: Très bien. Et j’ai le temps de LOS et AOS pour vous.

107:07:40 Collins: Allez-y. (Pause) Allez-y, Houston.

107:07:52 McCandless: Roger. Votre LOS à 107 plus 23 plus 08. AOS à 108 plus 09 plus 06. Au prochain passage pour l’alignement COAS: votre temps de l’approche la plus près est 108:35:28. Regardez 3 milles au sud de la trajectoire. Terminé.  

[Armstrong - «Je pense que le COAS signifie ‘Alignement de Visé Optique’ ou quelque chose comme ça (à Buzz) te souviens-tu?»]

[Aldrin - «Je n’en avais pas un.» (Rire général)]

[En plus du COAS  (Alignement de Visé Optique de l’Équipage) dans le module de Commande, il y en a un dans le LM - monté au-dessus de la fenêtre de Neil. Le COAS est bien évident dans un détail sur la photo d’avant-vol 69-H-134. Marv Hein un collaborateur du Journal, note que toute personne intéressée par les détails de l’intérieur du LM  ferait bien de visionner le magnifique film ‘Apollo 13’.]

107:08:28 Collins: Je comprends tout cela, mais avec cette nouvelle information, voudriez-vous que j’essaie P22 et que je regarde à un endroit différent?

107:08:40 McCandless: Restez à l’écoute un instant, s’il vous plaît.

107:08:44 Collins: O.K. Parce que la dernière fois, je regardais à la mauvaise place. L’optique Auto ne visait pas aux coordonnées que vous m’avez données.

107:08:53 McCandless: Roger.

[Rupture de communication.]

107:10:06 McCandless: Columbia, ici Houston. Terminé.

107:10:13 Collins: Allez-y.

107:10:15 McCandless: À votre prochain passage Columbia, au lieu d’exécuter un P22 comme tel, nous aimerions que vous regardiez aux alentours des coordonnées que nous vous avons données, lesquelles sont nos meilleures analyses basées sur les math/physique et la trajectoire. Et nous avons une autre série de coordonnées que nous aimerions que vous examiniez dans les alentours. Ces dernières étant basées sur une interprétation d’une caractéristique géologique qui a été vue par l’équipage durant leur descente. Les coordonnées de ce deuxième site sont Mike 0,7 et 8,0. Je le répète, Mike 0,7 et 8 (Brouillage) je le répète, Mike 0,7 et 8,0. Terminé.   

[Cette cible pour le sextant est environ 3 kilomètres au Nord du site d’atterrissage actuel, qui est près de Juliett 0,7 et 7,4. Voir Figure 5-14 dans le Rapport de la Mission Apollo11. Dans la figure, chacun des petits carrés est de 1 km de côté et les cercles, qui représentent environ le champ de vision du sextant, sont chacun d’environ 3,2 km (2 miles) de diamètre. Voir, également, la copie de vol du LAM-2.]

107:11:08 Collins: Roger. Noté. Mike 0,7 et 8,0. La seule chose est que mon meilleur outil pour regarder est le sextant, et si je démarre le sextant, je pourrais aussi bien laisser le P22 travailler, ne pensez-vous pas?

107:11:24 McCandless: Roger. Si vous voulez procéder comme cela, démarrez-le, et ainsi vous pouvez le manipuler tout autour et regarder où vous voulez.

107:11:33 Collins: O.K.

107:11:35 McCandless: Et si vous pouvez trouver le LM, par tous ces moyens, suivez-le ou prenez note ou il était, et nous pouvons le suivre à la prochaine révolution. Si vous êtes prêt, nous avons une mise à jour au REFSMMAT  que nous pouvons vous transmettre à cet instant, si vous pouvez nous donner un P00 et l’Accepter. Terminé. (Pause)

[En allant au Programme 00 et d’accepter, Mike permettra à Houston de recevoir les modifications de certaines des données dans son ordinateur.]

107:12:06 Collins: Très bien. P00 et Accepter vous avez. Et c’est une mise à jour REFSMMAT du site d’atterrissage. Nous croyons toujours qu’un changement au plan n’est pas requis. Est-ce affirmatif?

107:12:15 McCandless: C’est affirmatif, Columbia.

107:12:20 Collins: Bon travail.

[Longue rupture de communication. Le réseau des Affaires Publiques rapporte que la pression de la cabine du LM est de 4,86 lb/in²  et que la température est 63°F.]

107:15:34 McCandless: Columbia, ici Houston. Nous en sommes à la fin de la transmission. L’ordinateur est à vous.

107:15:43 Collins: Roger. Merci.

[Longue rupture de communication.]

107:19:27 Collins: Houston, Columbia.

107:19:30 McCandless: Allez-y, Columbia.

107:19:34 Collins: Roger, (au) prochain passage, J’apprécierais le mode de relais de Bande-S. Terminé.

107:19:40 McCandless: Roger. Nous sommes en train de travailler sur cela. Il n’y a eu aucune transmission à partir de la Base Tranquility depuis que nous vous avons parlé dernièrement. On ne peut vous donner le relais de la Bande-S complètement sans être certain de l’antenne à gain élevé. Nous travaillons sur un relais partiel pour vous. Terminé.

107:20:00 Collins: Très bien. Je comprends, Bruce. Merci beaucoup. (Longue pause)

107:20:57 McCandless: Columbia, ici Houston. Approximativement 2 minutes au LOS. Tous vos systèmes paraissent très bons d’ici. Terminé.

107:21:09 Collins: Est-ce que ça vous semble que le régulateur deux-quarante contrôle correctement la température de la sortie de l’évaporateur du glycol? Ça regarde très bien d’ici. 

[David Woods nous mentionne que l’unité connue comme deux-quarante (ou 2,40) est un régulateur d’évaporateur de glycol, qui est à la gauche du centre et légèrement en bas du grand schéma de la page 2.7- 25 (PDF page 25) dans le Manuel des Opérations d’Apollo Bloc II  (7 Mo PDF). David écrit: «Je soupçonne que la fonction de ce régulateur est d’ajuster la soupape qui contrôle la pression de vapeur dans l’évent de l’évaporateur. Cette pression de vapeur affecte la quantité de chaleur qui est perdue par évaporation. Si les évaporateurs sont nécessaires, le système va le savoir parce que la température de sortie va augmenter. La soupape de vapeur s’ouvrira, permettant une plus grande évaporation et la température de sortie du liquide de refroidissement (glycol) diminuera.»]

107:21:19 McCandless: Roger, Columbia. Pendant ce passage sur notre côté, tout nous semble O.K.

107:21:26 Collins: O.K. Merci.

[Longue rupture de communication.]

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